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Au moins 537 armes de service restent en main de personnes potentiellement dangereuses et susceptibles de se les faire confisquer. Faute de pouvoir accélérer les retraits, le Département fédéral de la défense a ouvert mardi une "hotline" téléphonique pour des renseignements.

La commission de la politique de sécurité du Conseil national a constaté que la situation ne s'améliore que lentement, a annoncé sa présidente Chantal Galladé (PS/ZH) mardi devant la presse. En avril, 733 armes étaient encore recherchées.

La commission avait alors tapé du poing sur la table, demandant au Conseil fédéral de réagir rapidement face à cette situation "intollérable". Des difficultés - comme l'absence de domicile connu des intéressés - empêchent de récupérer ces armes plus rapidement, a admis Mme Galladé.

Pour l'heure, la commission renonce à prendre des mesures. Mais elle entend maintenir la pression sur le département d'Ueli Maurer, d'après sa présidente. En réalité, l'armée perd la trace d'environ 500 militaires chaque année. Le problème ne pourra jamais être complètement résolu, a souligné la socialiste.

Pas systématique

Dans la foulée, la commission a fait marche arrière sur une de ses requêtes précédentes à propos d'usage abusif d'armes. Sans opposition, elle propose au plénum d'accepter la modification apportée par le Conseil des Etats à sa motion exigeant que l'armée soit informée automatiquement des procédures pénales en cours.

Le nouveau texte demande au Conseil fédéral de prendre les mesures nécessaires pour que les organes civils et militaires de poursuite pénale et de police imposent le retrait d'armes civiles et militaires s'il existe de sérieuses raisons de croire qu'une personne pourrait représenter, avec son arme, un danger pour elle-même ou pour des tiers.

ATS