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M. Tillerson a rencontré son homologues chinois Wang Yi et cherché à mettre en exergue le front uni de la communauté internationale.

KEYSTONE/AP Pool Xinhua/ROUELLE UMALI

(sda-ats)

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a exclu lundi un retour rapide au dialogue avec la Corée du Nord. Il a estimé que la nouvelle volée de sanctions infligées à Pyongyang démontrait que la planète avait perdu patience face à ses ambitions nucléaires.

Le chef de la diplomatie américaine, qui s'exprimait à Manille en marge d'un forum régional, a souligné que Washington n'envisagerait de pourparlers que si Pyongyang suspendait son programme balistique, ce que le Nord dit n'avoir aucune intention de faire. "Le meilleur signal que pourrait envoyer la Corée du Nord pour signifier qu'elle est prête à parler serait d'arrêter ces tirs de missiles", a-t-il dit.

Il a laissé toutefois entrevoir la perspective que des émissaires américains puissent un jour s'asseoir à la même table que les responsables du pays reclus pour éviter l'escalade.

Ces déclarations américaines surviennent au lendemain d'une rencontre rarissime dans la capitale philippine entre les chefs de la diplomatie des deux Corées, au cours de laquelle le Nord-Coréen Ri Yong-Ho n'a montré aucun signe que son pays ait été intimidé par les nouvelles sanctions de l'ONU.

Vote de l'ONU

Dans une tentative de réfréner les ambitions nucléaires du Nord, le conseil de sécurité de l'ONU a adopté samedi à l'unanimité une résolution qui risque de priver Pyongyang d'un milliard de dollars annuels de revenus.

Ce texte proposé par Washington a pour objectif de pousser Pyongyang à la négociation après son premier tir d'un missile intercontinental le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine. La Corée du Nord a procédé le 28 juillet au tir d'un engin similaire, mettant une bonne partie du continent américain à sa portée.

Trump satisfait

Le président américain Donald Trump et son homologue sud-coréen Moon Jae-In ont eu un entretien téléphonique dimanche, au cours duquel ils ont estimé que la "Corée du Nord représente une menace directe sérieuse et grandissante pour les Etats-Unis, la Corée du Sud, le Japon ainsi que pour la plupart des pays du monde", selon un communiqué de la Maison-Blanche.

Sur les réseaux sociaux, Donald Trump avait salué l'unanimité du vote et remercié la Russie et la Chine pour leur soutien à un dénouement qu'elles auraient pu empêcher par leur droit de veto.

Interrompre le programme balistique

M. Tillerson, qui a rencontré dimanche en tête à tête ses homologues chinois et russe, Wang Yi et Sergueï Lavrov, a également cherché à mettre en exergue le front uni de la communauté internationale. Il a souligné que la "communauté internationale" attendait de la Corée du Nord qu'elle prenne "des mesures pour atteindre tous mes objectifs, à savoir la dénucléarisation de la péninsule coréenne".

Le forum annuel de l'Asean réunit les chefs de la diplomatie de 26 pays et de l'Union européenne pour évoquer les questions de sécurité en Asie-Pacifique.

Mais, reflétant les nuances persistantes entre les puissances mondiales sur le dossier nord-coréen, M. Wang a réitéré la position chinoise selon laquelle les sanctions ne suffisent pas, appelant une nouvelle fois au dialogue.

M. Wang a demandé la reprise des "pourparlers à six" (Chine, Etats-Unis, Russie, Japon, deux Corées) qui sont au point mort depuis des années. "Le dialogue et la négociation sont les seuls moyens appropriés pour régler le problème de la péninsule coréenne".

M. Tillerson a martelé que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un devait au préalable interrompre son programme balistique. Il s'est refusé toutefois à dire quand un tel dialogue pourrait se tenir ni combien de temps devrait durer la pause.

ATS