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Une femme a été placée jeudi en garde à vue pour avoir hébergé à son domicile d'Ossès (sud-ouest de la France) deux Espagnols membres présumés de l'organisation séparatiste basque ETA. Ils ont été interpellés dans la nuit de mardi à mercredi dans une maison voisine.

Il s'agit d'une infirmière, dont la maison a été perquisitionnée alors qu'elle se trouvait au Pays basque espagnol pour assister aux fêtes de Pampelune, a indiqué à l'AFP une source policière. Selon cette source, "des éléments" indiquant la présence des etarras présumés arrêtés la veille ont été découverts dans sa maison.

Une opération de police avait été déclenchée mardi soir contre une autre maison du petit village d'Ossès, où le parquet antiterroriste de Paris soupçonnait les deux etarras présumés de se cacher. Selon une source proche du dossier, l'infirmière apparaissait comme susceptible de les avoir auparavant hébergés chez elle.

Selon le ministère espagnol de l'Intérieur, les deux hommes arrêtés sont les responsables de l'appareil logistique de l'ETA. D'après le ministère, le premier serait impliqué dans le vol de six véhicules chez un garagiste en mars 2010 en région parisienne, au cours duquel un policier avait trouvé la mort.

Hébergement revendiqué

Revenue jeudi matin à Ossès, l'infirmière interpellée a publiquement revendiqué, devant les journalistes et les militants basques qui l'attendaient, avoir hébergé chez elle les deux Espagnols. Elle a expliqué que les deux etarras présumés qu'elle accueillait s'étaient rendus mardi soir au domicile d'une voisine pour lui permettre de partir à Pampelune pour assister aux fêtes de San Fermin.

C'est dans cette maison voisine que les policiers de Direction antiterroriste (DAT), de l'unité d'élite du RAID et de la Police judiciaire de Bayonne, avaient interpellé les deux hommes, ainsi que le couple propriétaire de la maison. Tous les quatre étaient eux aussi toujours en garde à vue jeudi matin.

ATS