Navigation

Asile: 150 familles et particuliers prêts à accueillir des réfugiés

Ce contenu a été publié le 26 juillet 2014 - 11:37
(Keystone-ATS)

Face à l'afflux migratoire, quelque 150 familles et particuliers à travers la Suisse se sont dits prêts à accueillir des réfugiés. L'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR) avait lancé un appel en ce sens à la fin de l'année dernière. Le canton de Vaud est le premier à avoir réglé les conditions de cette coopération.

Le porte-parole de l'organisation Stefan Frey a confirmé à l'ats le chiffre avancé samedi par "Le Temps" et déjà annoncé dans la presse alémanique la semaine dernière.

Les cantons doivent maintenant examiner ces offres au cas par cas. La volonté des gens est forte, mais il s'agit d'être prudent, avertit Stefan Frey: "Il ne suffit pas de mettre à disposition une chambre". Un bilan sera tiré d'ici quelques mois d'après les expériences sur le terrain.

C'est une action qui n'a plus été faite depuis 1973, après le coup d'Etat au Chili. A l'époque, les gens pouvaient simplement inviter des réfugiés. "Aujourd'hui, le cadre juridique n'est plus le même et ce n'est légalement plus possible. Tout doit être formalisé", souligne le porte-parole de l'OSAR.

Vaud pionnier

Dans le canton de Vaud, une demi-douzaine de familles ou particuliers se sont annoncés pour accueillir des réfugiés. "Les choses sont allées très vite avec l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants (EVAM)", ajoute Stefan Frey. Le règlement des détails de la coopération est en bonne voie dans d'autres cantons.

Il ne s'agit pas de placer des requérants nouvellement arrivés, mais bien des réfugiés, soit des personnes déjà au bénéfice d'une admission provisoire, ou des requérants dont il est probable qu'ils obtiendront une protection de la Suisse.

L'OSAR n'a pas besoin du feu vert de l'Office fédéral des migrations pour son action, rappelle encore son porte-parole. L'idée de placer des réfugiés dans des familles d'accueil a aussi reçu l'aval de la Conférence des directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), qui considère cette offre comme un "instrument intéressant".

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.