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Simonetta Sommaruga a visité lundi le centre d'enregistrement ("hotspot") de Moria, sur l'île de Lesbos, en compagnie du ministre grec de la migration Ioannis Mouzalas (d.).

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

Au cours d'une visite de deux jours en Grèce, Simonetta Sommaruga a pu constater des progrès dans la prise en charge des migrants. La collaboration avec les autorités grecques est appréciée des deux côtés et Berne continuera de soutenir des projets ciblés.

"Aucun pays ne peut gérer une telle crise tout seul", a souligné mardi la conseillère fédérale dans un bref entretien avec l'ats, peu avant retour en Suisse. Après la visite lundi de plusieurs sites d'accueil sur l'île de Lesbos, Mme Sommaruga a rencontré mardi à Athènes des représentants du Haut commissariat aux réfugiés (HCR), d'une ONG locale, ainsi que la cheffe de l'autorité grecque de l'asile, Maria Stavropoulou.

Les deux organisations lui ont fait part des efforts réels des autorités grecques pour améliorer la situation, a relevé Mme Sommaruga. Les Grecs ont notamment mis en place des projets innovants, comme l'intégration de jeunes migrants non accompagnés dans des familles grecques.

Phase de transition

Le pays partait de loin: il y a quatre ans, lors de la dernière visite de la conseillère fédérale, la Grèce ne disposait d'aucune forme de système d'asile, rappelle la cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP). Les ONG internationales et locales s'étaient alors organisées dans l'urgence pour répondre aux besoins criants. Elles ont de ce fait assumé les tâches normalement dévolues à l'Etat.

Aujourd'hui, la Grèce entre dans une phase de transition, explique Mme Sommaruga. La Commission européenne, principale donatrice pour l'aide aux réfugiés, veut désormais soutenir directement le gouvernement afin que celui-ci prenne en charge l'accueil des migrants ou qu'il mandate des organisations pour le faire.

S'ils sont favorables en principe au transfert de la responsabilité vers l'Etat grec, le HCR et l'organisation METAdrasi ont fait part de leurs inquiétudes à la ministre suisse. Elles estiment que le moment est prématuré et redoutent les conséquences en cas de manque de préparation des structures étatiques.

Contact direct avec le SEM

La Suisse essaie d'apporter une aide ciblée, en soutenant des projets spécifiques: Mme Sommaruga cite les exemples du centre médical de Kara Tepe, sur l'île de Lesbos. Géré par Médecins du Monde, il offre des soins aux personnes particulièrement vulnérables, aussi dans le domaine des traumatismes psychiques.

Autre exemple: l'ambassade helvétique à Athènes, le HCR et METAdrasi, spécialisée dans la traduction, ont produit ensemble un petit lexique grec-anglais, distribué dans les centres d'accueil afin de faciliter la communication.

"Les autorités grecques comme les ONG sont contentes du soutien de la Suisse", ajoute Mme Sommaruga. La directrice de l'autorité grecque de l'asile est d'ailleurs en contact direct avec le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM). "Nous allons continuer l'échange avec les autorités et le soutien à des projets spécifiques", conclut la conseillère fédérale.

La Suisse participe volontairement au programme européen de relocalisation des réfugiés destiné à soulager l'Italie et la Grèce. Elle s'est engagée à accueillir 1500 requérants d'ici la fin de l'année. Sur ce nombre, 922 personnes sont déjà en Suisse, selon les derniers chiffres fournis lundi par le DFJP.

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ATS