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La Suisse devrait être moins attractive pour les requérants d'asile. Au fil d'un débat très émotionnel, le National a considérablement durci mercredi la révision de la loi sur l'asile censée d'abord accélérer les procédures. La gauche a été défaite sur toute la ligne.

Son calvaire devrait se poursuivre jeudi avec la fin du débat, mais la majorité a déjà pris des décisions importantes. Ainsi, les requérants d'asile ne devraient plus pouvoir bénéficier de l'aide sociale, mais seulement de l'aide d'urgence. Par 109 voix contre 76 et 5 abstentions, le National veut étendre à tous les requérants la solution minimum déjà appliquée aux déboutés.

Par ailleurs, le National a tenté de résoudre les problèmes d'hébergement des requérants. Refusant d'aller jusqu'aux centres d'internement préconisés par l'UDC, la majorité a décidé qu'il fallait créer des centres spéciaux pour loger les requérants récalcitrants et délinquants. Pour soulager les cantons, la Confédération participerait aux frais, sécurité incluse.

Centres spéciaux

Le nombre de requérants d'asile devrait de toute façon diminuer. A l'instar du Conseil des Etat, le National veut exclure les demandes en ambassades mais en outre refuser l'asile aux requérants qui invoquent une désertion ou un refus de l'obligation de servir.

Pour le National, il faut même accorder l'urgence à la création des centres spéciaux pour les requérants à problèmes, la suppression des demandes en ambassades, l'utilisation provisoire de logements de la Confédération et le financement de places de détention.

La majorité bourgeoise a par ailleurs décidé qu'un réfugié reconnu ne pourrait continuer à obtenir ce statut que pour son conjoint et ses enfants mineurs. Les autres parents proches pourront faire valoir le regroupement familial, mais aux termes de la loi sur les étrangers qui y pose certaines conditions.

ATS