Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les délégués de l'UDC, réunis samedi à Berg (TG), ont voté par 442 voix contre 25, et 7 abstentions, pour le maintien d'Ueli Maurer au Conseil fédéral. Les discussions ont été vives et ont révélé la colère de la base du parti après l'échec de la reconquête d'un deuxième siège au gouvernement.

En outre le parti a défini ses mots d'ordre en vue des votations fédérales qui se dérouleront le 11 mars. Le parti soutient l'initiative sur l'épargne-logement et l'arrêt sur les jeux d'argent, mais rejette la loi sur le prix du livre, les six semaines de vacances et la limitation des résidences secondaires.

Le comité directeur souhaitait le maintien du parti au gouvernement, avait indiqué au début du débat Adrian Amstutz. Cela donne "plus de possibilités pour influencer le cours des choses", a argumenté le nouveau président du groupe parlementaire UDC. Il s'agit aussi de respecter le mandat donné par les électeurs.

Débat agité

Malgré ce mot d'ordre, la discussion a été vive. La délégation valaisanne a particulièrement soutenu une entrée dans l'opposition. Douze de ses membres ont voté dans ce sens. Jean-Luc Addor, un de ses représentants, a notamment fustigé le maintien du parti au gouvernement.

Cela nous rend "complices" de la "politique de centre-gauche du Conseil fédéral". "Il faut oser quitter le gouvernement. C'est une question de crédibilité, mais aussi d'honneur", a-t-il poursuivi.

La tête du parti a également été critiquée. Certains intervenants ont souhaité une politique moins dure et moins conflictuelle. "Nous avons besoin d'une nouvelle UDC", a par exemple estimé le président de la section gay de l'UDC Beat Feurer. "Nous avons besoin d'une UDC tolérante et ouverte sur le monde", a ajouté le Biennois.

ATS