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Le procès du couple de marginaux jugés pour voir torturé et tué le petit Valentin, dix ans, à Lagnieu (Est de la France), en juillet 2008, s'est ouvert lundi matin devant les assises du département de l'Ain. L'instruction s'est achevée au terme d'une longue querelle d'experts psychiatriques.

L'homme, 42 ans, tête rentrée dans les épaules, comparaît pour assassinat avec actes de tortures et de barbarie, tandis que sa compagne, de dix ans son aînée, est jugée pour complicité d'assassinat.

Tentative d'enlèvement

Les deux accusés sont également poursuivis pour la "tentative d'enlèvement" d'un garçonnet de cinq ans, également prénommé Valentin, en août 2006 dans la Vienne, en qui ils disaient voir "l'élu qui devait changer le monde".

Seule la mère de Valentin assiste à l'audience. Le 29 juillet 2008, le corps de Valentin Crémault était retrouvé, lardé de 44 coups de couteau, dans une rue de Lagnieu où il était parti faire du vélo en fin de soirée.

Très vite, les soupçons s'étaient portés sur ce couple de marginaux hébergé dans une cure de Saint-Sorlin, près de Lagnieu. Les enquêteurs y ont retrouvé une trace de sang portant l'ADN de la victime.

"Mission divine"

Le couple, qui se présentait comme des "pèlerins australiens chargés d'une mission divine", a été interpellé le 3 août 2008 dans le département de l'Ardèche. L'accusé, qui avait avoué le meurtre à sa compagne, niait toutefois devant les enquêteurs en être l'auteur, imputant un "sosie charnel".

Si tous les experts psychiatres qui l'ont examiné s'accordent sur sa "psychose" ils divergent sur sa responsabilité pénale. Quatre d'entre eux ont en effet conclu à l'"abolition totale" de son discernement, entraînant une "irresponsabilité pénale" empêchant toute condamnation, tandis que six autres parlent seulement d'"altération" de son discernement.

ATS