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Berne - Les Suisses ont accepté par 53,4% des voix la quatrième révision sur l'assurance chômage. Le scrutin a montré une profonde division entre les régions linguistiques, les Latins et Bâle-Ville rejetant nettement le projet ficelé par la majorité bourgeoise du Parlement. La participation a atteint 35,5%.
Plus de 958'000 personnes ont glissé un "oui" dans l'urne, un peu près 837'000 un "non". La révision, qui relève les cotisations salariales et taille dans les prestations, vise à stabiliser les finances déficitaires de l'assurance chômage.
La faible mobilisation n'a pas empêché la Suisse latine de mettre les pieds au mur. Le refus a été particulièrement marqué là où le chômage est fort. Les Jurassiens ont été les plus catégoriques avec 76% de "non". Ils sont suivis par les Neuchâtelois à 67,8%, les Genevois à 60,5%, les Fribourgeois comme les Vaudois à 55,6% et les Valaisans à 55,3%.
Le Tessin a aussi rejeté la révision à 58%. Dans le canton de Berne, le Jura bernois et Bienne n'en veulent pas non plus, mais la majorité a fait pencher la balance en faveur de la réforme avec 54% de "oui". Outre-Sarine, seul le canton de Bâle-Ville rejoint du bout des lèvres le camp des opposants (50,4%).
Gauche désavouée
Désavouée par la majorité, partis de gauche et syndicats n'ont pas réussi à renouveler le succès remporté devant le peuple en mars pour le maintien des rentes du 2e pilier. Conseil fédéral, partie bourgeois et milieux économiques affichent le sourire.
Les cotisations salariales vont passer de 2 à 2,2%, financés à part égale par l'employé et l'employeur. Un pour cent de solidarité sera en outre prélevé pour amortir la dette auprès des personnes qui gagnent entre 126'000 francs et 315'000 francs par an. Les recettes devraient augmenter de 646 millions de francs.
Coupes dans les prestations
Côté prestations, il y aura des coupes de l'ordre de 622 millions. Les assurés devront cotiser davantage et plus longtemps pour un soutien parfois plus bref. Les jeunes seront particulièrement frappés par les restrictions.
A leur grand mécontentement, les régions durement frappées par la crise ne pourront plus étendre temporairement la durée d'indemnité à 520 jours. Exit aussi la possibilité de prolonger la durée du chômage partiel.

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ATS