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Assurance maladie: un nouveau projet pour combattre les injustices

Berne - Le débat sur la création d'une caisse maladie unique repart de plus belle, à peine une semaine après la dernière annonce d'une hausse des primes. La gauche, alliée à plusieurs organisations, a présenté jeudi son projet d'initiative populaire, qui devrait être lancée ces prochains mois.
Cette caisse unique, chargée de l'assurance de base obligatoire, s'inspire des modèles de l'AVS et de la caisse nationale d'assurance accidents SUVA. Elle prendrait la forme d'une institution nationale de droit public dont les organes seraient composés de représentants de la Confédération, des cantons, des assurés et des fournisseurs de prestations.
Le financement resterait assuré par des primes par tête. Celles-ci seraient fixées et encaissées par des agences cantonales, voire intercantonales, qui se chargeraient aussi du paiement des prestations. Les primes seraient calculées par canton, sur la base des coûts de l'assurance de base.
Les leçons de 2007
L'Association pour une caisse maladie publique a tiré des leçons de l'échec devant le peuple en 2007 d'une première initiative de caisse unique: la cantonalisation de l'organisation proposée, via les agences régionales, devrait faciliter l'adhésion des gouvernements cantonaux au projet, a souligné Mathieu Fleury, vice-président de l'association et secrétaire général de la Fédération romande des consommateurs (FRC).
"L'autre raison de l'échec était le financement de la caisse unique par des primes en fonction du revenu", souligne M. Fleury. Nombreux étaient ceux qui, dans la classe moyenne, craignaient de devoir payer plus qu'auparavant. Ce principe est donc abandonné par les initiants.
Intimidation
Les initiants se sont longuement répandus sur les méfaits du système actuel, une pseudo-concurrence, "un non-marché", "un non-sens, une illusion", selon le conseiller national (PS/VS) et membre du comité de l'Association pour une caisse-maladie publique Stéphane Rossini.
Un système avec des effets pervers, tels la sélection des risques, le manque de transparence, le report des réserves, les frais publicitaires et autres commissions de courtage. Le représentant de l'Association suisse de physiothérapie (physioswiss) Roland Paillex a même dénoncé les tactiques d'intimidation de certaines caisses, qui n'hésitent pas à limiter arbitrairement le nombre de séances accordées à leurs clients.

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