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Atmosphère de veillée d'arme à Notre-Dame-des-Landes

Le gouvernement français a déclenché lundi une opération mobilisant 2500 gendarmes pour expulser des militants qui occupent depuis plusieurs années la "zone d'aménagement différé" (ZAD), qu'ils ont rebaptisée "zone à défendre".

KEYSTONE/EPA/THIBAULT VANDERMERSCH

(sda-ats)

Entre 6000 et 10'000 personnes ont manifesté samedi à Nantes, dans l'ouest de la France. Ils soutenaient les occupants illégaux de terrains initialement destinés à la construction d'un aéroport. Ces derniers sont visés par une opération massive d'expulsion.

"Ils ont voulu nous enterrer, ils ne savaient pas que nous étions des graines" ou : "Libérez nos fossés, expulsez les blindés", proclamaient des pancartes et des banderoles.

Près de trois mois après l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement français a déclenché lundi une opération mobilisant 2500 gendarmes pour expulser des militants qui occupent depuis plusieurs années la "zone d'aménagement différé" (ZAD), qu'ils ont rebaptisée "zone à défendre".

Après un début calme, les forces de l'ordre ont répondu samedi à un jet de pierres sur leurs camions, par un premier tir de gaz lacrymogène. Paniqués, les manifestants se sont mis à courir dans tous les sens. Des vitres ont été brisées et des poubelles incendiées par des groupes mobiles après la dispersion du cortège.

Six manifestants ont été interpellés et un policier a été blessé, selon un bilan provisoire.

"Moyens disproportionnés"

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a dénoncé "fermement les violences commises". Il a estimé que "leurs auteurs n'ont pour objectif qu'entraver le dialogue en cours avec l'Etat et provoquer nos forces de l'ordre".

Jennifer, une maraîchère de 35 ans, était présente pour dénoncer les "moyens disproportionnés" et l'intervention "très violente" des forces de l'ordre cette semaine. "On habite à 10 km de la ZAD et on entend les grenades assourdissantes de chez nous", a-t-elle raconté.

Depuis mardi matin, des affrontements opposent les forces de l'ordre aux manifestants qui entendent défendre leurs positions, des "zadistes" mais aussi des renforts de tous horizons venus les soutenir.

D'autres manifestants, Evelyne, 69 ans, Simone, 65 ans, et Claude, 77 ans, sont venus protester "contre le bétonnage, l'agriculture intensive et pour la protection de la nature" et "en soutien de la liberté". "J'aime bien l'idée d'une autre manière de vivre", a expliqué Evelyne.

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