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Policiers et enquêteurs lors de la perquisition du domicile de l'agresseur à Molenbeek

KEYSTONE/AP/FRANCOIS WALSCHAERTS

(sda-ats)

L'homme abattu mardi soir par des soldats à Bruxelles était un Marocain de 36 ans. L'homme "avait des sympathies" pour le groupe Etat islamique (EI), a annoncé mercredi le parquet fédéral belge. Le bagage qu'il a fait exploser aurait pu faire de nombreuses victimes.

"Certains indices semblent démontrer que le suspect avait des sympathies pour l'organisation terroriste EI. Dans l'intérêt de l'enquête aucun détail supplémentaire ne sera provisoirement communiqué", a précisé le parquet dans un communiqué.

Suite à une perquisition menée au domicile du suspect dans la commune populaire de Molenbeek à Bruxelles, "il apparait (...) qu'il a probablement fabriqué la bombe à cet endroit", précise le texte. "On y a notamment retrouvé des composants chimiques ainsi que du matériel qui peuvent servir à fabriquer un explosif".

"Cela aurait pu être pire"

Le bagage qu'il a fait exploser à la gare centrale de Bruxelles contenait "des clous et des bonbonnes de gaz", qui auraient pu faire de nombreuses victimes. "Cela aurait pu être bien pire", avait déclaré dans la matinée un porte-parole du parquet.

Il y avait "au moins une dizaine de passagers" autour de lui quand il a essayé de faire exploser sa valise, a précisé le porte-parole, Eric Van der Sypt. Le parquet, qui a qualifié les faits de "tentative d'assassinat terroriste", a aussi donné des précisions sur l'identité de l'homme abattu.

"La personne a été identifiée comme O.Z.", a précisé le porte-parole du parquet. "Il est né en janvier 1981 et est marocain", a-t-il ajouté, soulignant qu'il n'était "pas connu pour des faits de terrorisme".

Molenbeek

La commune de Molenbeek, dans l'agglomération bruxelloise, est internationalement connue pour avoir hébergé plusieurs auteurs d'actes terroristes en Europe liés à l'EI, notamment l'organisateur présumé des attentats de Paris de novembre 2015 (130 morts), Abdelhamid Abaaoud, et les frères Abdeslam.

"Nous ne nous laissons pas intimider par les terroristes", a déclaré de son côté le Premier ministre Charles Michel, à l'issue d'un Conseil national de sécurité avec des représentants des services de sécurité du pays. "Pour les événements qui supposent la présence de nombreuses personnes, nous allons prendre des mesures complémentaires", a-t-il ajouté.

"Explosion partielle"

Le parquet a précisé le déroulé des faits survenus mardi soir dans la gare de Bruxelles-Central. L'auteur a d'abord provoqué une première "explosion partielle", ne faisant aucun blessé, et "sa valise a immédiatement pris feu".

"L'individu est alors parti à la recherche d'un chef de gare. Entre-temps, la valise, qui contenait des clous et des bonbonnes de gaz, a explosé une seconde fois. L'individu a ensuite voulu attaquer un militaire au cri de Allah Akbar. Le militaire a abattu son assaillant qui a succombé à ses blessures", a déclaré Eric Van der Sypt.

La gare où a eu lieu l'explosion, bouclée, est à nouveau desservie depuis mercredi matin, ont indiqué les autorités belges.

ATS