Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Soldats assurant la garde du périmètre de sécurité à Levallois-Perret; la France est particulièrement visée par des attaques terroristes.

KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON

(sda-ats)

Le suspect de l'attaque contre des militaires près de Paris, blessé par balles lors de son arrestation, était toujours hospitalisé jeudi à Lille, dans le nord de la France. Il n'était "pas audible" par les policiers, a indiqué une source proche de l'enquête.

Cet Algérien de 36 ans a été blessé de cinq balles lors de son interpellation mercredi sur l'autoroute en direction de Calais, quelques heures après avoir blessé six soldats déployés à Levallois-Perret (nord-ouest de Paris) dans le cadre de l'opération antiterroriste Sentinelle.

Il "n'est pas encore audible", a déclaré la source policière. L'homme, qui n'est pas fiché S ("sûreté de l'Etat"), compte comme seul délit une infraction à la législation sur les étrangers, de même source. Mais il est actuellement en situation régulière.

Les enquêteurs ont découvert l'identité de l'agresseur présumé lors de son interpellation "musclée", après plusieurs heures de cavale au volant d'une voiture de location, repérée "grâce à des renseignements humains et des vidéos", selon la source policière.

La police s'attache désormais à "exploiter les éléments" découverts lors des perquisitions effectuées mercredi à son domicile, en banlieue parisienne, et dans "d'autres points".

Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête, ouverte notamment pour "tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste".

Les forces de l'ordre, cibles privilégiées

Cette sixième attaque contre des soldats a relancé le débat sur l'opération Sentinelle, qui mobilise 7000 soldats en permanence en France depuis les attentats djihadistes de 2015. Le 14 juillet, le président Emmanuel Macron a annoncé que le dispositif allait être revu "en profondeur".

La France, qui participe à la coalition militaire internationale pour éradiquer le groupe Etat islamique (EI) en Irak et Syrie, est particulièrement menacée par les groupes islamistes.

Depuis janvier 2015, une vague d'attentats djihadistes, pour la plupart revendiqués par l'EI, a fait au total 239 morts. Les dernières attaques ont tout particulièrement visé les forces de l'ordre, sur des sites emblématiques.

ATS