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Policiers et militaires ont érigé un périmètre de sécurité après l'incident ayant vu six des leurs blessés par une voiture.

KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON

(sda-ats)

La France a été victime d'une nouvelle attaque mercredi. Une voiture a foncé en matinée sur une patrouille de militaires près de Paris. Six soldats ont été légèrement blessés. Un suspect a été arrêté dans l'après-midi dans le nord de l'Hexagone.

C'est le premier ministre Edouard Philippe qui a annoncé l'interpellation du suspect de l'attaque de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), au terme d'une chasse à l'homme menée tambour battant. "Un suspect qui était au volant du véhicule incriminé a été appréhendé sur l'autoroute qui relie Paris à Boulogne-sur-Mer", a-t-il déclaré lors des questions au gouvernement à l'Assemblée.

De source judiciaire, on précise que l'homme, qui n'était pas armé, a été blessé par balle lors de cette vaste opération de police qui s'est déroulée dans la commune de Marquise (Pas-de-Calais), à 260 kilomètres de Levallois-Perret. Un policier a été blessé lors de l'arrestation par une balle perdue et un journaliste de Reuters a vu la BMW utilisée par l'assaillant criblée de balles sur l'autoroute.

Ministres au chevet des victimes

La ministre des Armées, Florence Parly, a précisé, après avoir rendu visite à trois soldats "très légèrement blessés" à l'hôpital militaire de Bégin (Val-de-Marne), que les nouvelles des trois autres, envoyés à l'hôpital de Percy à Clamart (Hauts-de-Seine), étaient "rassurantes". "Leur état de santé n'inspire plus aucune inquiétude et que les blessures qu'ils ont subies sont fort heureusement relativement légères", a aussi dit M. Philippe.

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête des chefs de "tentative d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste et d'association de malfaiteurs terroriste criminelle", indique-t-on de source judiciaire.

"Acte délibéré"

"Nous savons que c'est un acte délibéré, ce n'est pas un acte accidentel", a dit le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Cette attaque montre que le projet de loi de renforcement de la lutte contre le terrorisme, vivement contesté par les associations de défense des droits de l'homme et les magistrats, est "pleinement justifié", a-t-il ajouté, après s'être rendu au chevet de soldats.

Patrick Balkany, le maire de la petite ville cossue située à l'ouest de Paris, a estimé que l'acte contre les militaires du 35e régiment d’infanterie de Belfort, qui sortaient de leur caserne, était "sans aucun doute" le fait "d'un terroriste". "Il faut vraiment bien connaître le coin et l'avoir repéré", a-t-il déclaré au bout de l'allée où la voiture de l'assaillant a fauché les militaires autour de 08h00 du matin.

Le maire de Levallois, siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) qui lutte notamment contre le terrorisme en France, avait précisé que les services de police avaient visionné les caméras de surveillance. Ils ont donc "vu parfaitement l'impact du véhicule sur les militaires", ce qui a permis de suivre la trace du fuyard.

Un témoin, cité par BFMTV, a précisé avoir vu la voiture rentrer d'abord "dans trois militaires" puis "dans trois autres", ajoutant: "La voiture attendait les militaires" et "elle est partie direct" sur eux.

ATS