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La Russie considère qu'une intervention armée contre l'Iran serait une "très grave erreur". Elle aurait des "conséquences imprévisibles", a déclaré lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, au lendemain de déclarations du président israélien Shimon Peres.

"Il ne peut y avoir aucune solution militaire au problème du nucléaire iranien, pas plus que pour tout autre problème du monde contemporain", a déclaré M. Lavrov. "Une intervention militaire ne fait que multiplier le nombre de victimes et les souffrances humaines", a-t-il ajouté.

Pour le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, l'Occident cherche à frapper l'Iran pour lutter contre son influence grandissante. Le président iranien a renvoyé les menaces israéliennes à l'Etat hébreu lui-même: "Washington veut sauver l'entité sioniste, mais il n'en sera pas capable (...). Cette entité peut être comparée à une transplantation de foie dans un corps qui l'a rejeté".

Paris et Berlin aussi opposés à la force

Shimon Peres a averti dimanche que "la possibilité d'une attaque militaire contre l'Iran était plus proche qu'une option diplomatique" avant la publication par l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) d'un rapport sur l'Iran, mardi ou mercredi.

La France notamment a mis en garde dimanche contre une telle option, son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé soulignant qu'elle serait "totalement déstabilisatrice pour la région et au-delà".

Le gouvernement allemand met l'accent sur un accroissement des pressions politiques et diplomatiques, au cas où l'Iran de prendrait pas "de mesures crédibles pour respecter son engagement international à mener un programme nucléaire transparent", selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Selon certaines chancelleries occidentales, le rapport de l'AIEA contient des informations étayant les soupçons occidentaux quant à un caractère militaire de ce programme, en dépit des dénégations de Téhéran qui affiche des objectifs strictement civils.

ATS