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Les bombes ont explosé à quelques minutes d'intervalle. Plus de cent personnes ont été blessées.

KEYSTONE/AP SANA/UNCREDITED

(sda-ats)

Un double attentat a fait samedi près de 60 morts dans la vieille ville de Damas. Les victimes sont en majorité des pèlerins chiites irakiens. Cette attaque, l'une des plus sanglantes ayant frappé la capitale syrienne en six ans de guerre, n'a pas été revendiquée.

Les explosions se sont produites vers 10h00 (09h00 suisses) et visaient des cars transportant des pèlerins chiites vers le cimetière de Bab al Saghir, situé près d'une des sept portes de la vieille ville de Damas, a rapporté Al Manar, la chaîne du Hezbollah. Selon le ministre syrien de l'Intérieur Mohammad al-Chaar, "le but "de cette attaque) était juste de tuer".

"Il y a eu au moins un kamikaze qui s'est fait exploser", a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Il a fait état d'au moins 59 morts - 47 pèlerins en majorité chiites irakiens et douze combattants pro-régime- et de "plusieurs dizaines de blessés dont certains graves". Selon l'ONG, le bilan risque encore de s'alourdir, de nombreuses victimes ayant été grièvement blessées.

Des dizaines de blessés

Un peu plus tôt, le ministère des Affaires étrangères avait parlé d'une quarantaine de ressortissants tués et de plus d'une centaine de blessés. Un bilan confirmé par la télévision d'Etat, qui a évoqué l'explosion de "deux bombes posées par des terroristes". Ce terme fait référence à tous les ennemis du régime - rebelles et djihadistes.

La chaîne a montré des images de plusieurs bus blancs dévastés, avec des vitres brisées et des soutes éventrées. D'autres ont été en partie carbonisés. Au sol, pêle-mêle des chaussures, des lunettes, et des chaises roulantes à côté de flaques de sang.

La première attaque s'est produite à un arrêt de bus où des fidèles étaient arrivés avant de visiter le cimetière situé à proximité. La seconde attaque a eu lieu dix minutes plus tard faisant plusieurs victimes parmi les membres de la protection civile qui étaient venus porter secours aux personnes touchées par la première explosion.

Les fidèles devaient se recueillir lors d'une réunion de prière dans le cimetière après avoir visité la mosquée de Sayeda Zeinab, la petite-fille du prophète Mahomet, située près de Damas.

Nombreuses attaques

Cette mosquée et ce lieu saint sont vénérés par les fidèles chiites qui viennent du monde entier pour y accomplir un pèlerinage. Au cours des dernières années, plusieurs attentats sanglants les ont visés. La plupart des attentats ont été revendiqués par des groupes djihadistes hostiles à l'Iran et au mouvement chiite libanais Hezbollah, principaux alliés du régime de Bachar al-Assad.

L'attaque la plus meurtrière avait eu lieu le 21 février 2016 et avait fait 134 morts, dont 97 civils. Elle avait été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

ATS

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