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Une télévision officielle a été la cible mercredi d'un attentat sanglant près de Damas, le premier du genre en quinze mois de révolte en Syrie. Le conflit sera au centre d'une réunion internationale samedi à Genève, comme l'a confirmé mercredi Kofi Annan.

Trois journalistes et quatre gardiens du siège de la télévision officielle Al-Ikhbariya près de Damas ont été tués lors d'une attaque inédite. Par ailleurs, "d'autres personnes enlevées par des terroristes qui ont aussi volé du matériel", selon l'agence officielle SANA.

Les médias en Syrie sont officiels ou proches du régime et, comme lui, ne reconnaissent pas l'ampleur de la contestation assimilée à du "terrorisme". L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a parlé d'"une attaque aux obus" contre Al-Ikhbariya qui a continué à diffuser ses programmes.

"Politisation flagrante"

Le groupe d'action sur la Syrie va se réunir samedi à Genève, a confirmé mercredi Kofi Annan dans un communiqué diffusé par l'ONU. L'envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie a envoyé les invitations aux ministres des Affaires étrangères, a-t-il précisé.

Le président de la commission d'enquête internationale sur la Syrie Paulo Pinheiro a par ailleurs affirmé mercredi que les forces gouvernementales syriennes sont responsables de nombreuses morts lors des événements de Houla le 25 mai, où plus de cent personnes ont été tuées.

L'ambassadeur de Syrie à l'ONU Faisal Khabbaz Hamoui a quitté les débats après avoir écouté M. Pinheiro. Il avait auparavant accusé une nouvelle fois les "groupes terroristes" d'être responsables des violences. Il s'est levé en expliquant "ne pas vouloir participer à une séance de politisation flagrante".

Enfin, vingt-deux pays dont la Suisse ont appelé mercredi à Genève le Conseil de sécurité de l'ONU à saisir la Cour pénale internationale (CPI)

ATS