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Les enquêteurs britanniques veulent s'assurer que les entreprises comme WhatsApp ne fournissent pas de cachette où les terroristes peuvent communiquer entre eux (prétexte).

KEYSTONE/AP/PATRICK SISON

(sda-ats)

Quatre jours après l'attentat au Parlement de Londres, les enquêteurs cherchaient toujours dimanche de possibles complicités. La ministre de l'Intérieur a appelé les services de messagerie sécurisée comme WhatsApp à collaborer avec les autorités.

La ministre britannique de l'Intérieur Amber Rudd a jugé "totalement inacceptable", dimanche sur la BBC, le fait que des communications entre suspects d'actes de terrorisme puissent échapper aux services de renseignement parce qu'elles sont encryptées.

La ministre a confirmé sur Sky News que Khalil Masood, le Britannique de 52 ans converti à l'islam qui a tué mercredi trois personnes en les fauchant avec sa voiture sur le pont de Westminster avant de poignarder à mort un policier devant le Parlement, avait utilisé le service de messagerie sécurisée WhatsApp, propriété de Facebook, juste avant l'attaque.

"Nous devons nous assurer que les entreprises comme WhatsApp - et il y en a beaucoup d'autres comme celle-là - ne fournissent pas de cachette où les terroristes peuvent communiquer entre eux", a-t-elle dit dans l'émission politique de la BBC.

"Nous devons nous assurer que nos services de renseignement aient la capacité d'accéder à des échanges comme ceux cryptés sur WhatsApp", a-t-elle fait valoir, annonçant qu'elle devait rencontrer jeudi plusieurs responsables d'entreprises compétentes dans ce domaine, sans les nommer, pour les convaincre de collaborer avec les autorités.

"Il y a des enquêtes en cours concernant des terroristes", "ils doivent être de notre côté et je vais essayer de les convaincre", a-t-elle dit sur Sky News.

Agresseur solitaire

Un porte-parole de WhatsApp a réagi en faisant part de la bonne volonté du groupe. "Nous sommes horrifiés par l'attaque perpétrée à Londres cette semaine et nous coopérons avec les autorités dans le cadre de leurs enquêtes", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Du côté de la police, les enquêteurs "pensent qu'il s'agit d'un agresseur solitaire", a affirmé Amber Rudd, soulignant cependant qu'il était impossible "d'être complètement sûr" et que l'enquête se poursuivait.

"Nous sommes déterminés à comprendre si Masood était un acteur isolé inspiré par la propagande terroriste ou bien si d'autres personnes l'ont encouragé, l'ont soutenu ou lui ont donné des instructions", a déclaré samedi soir un haut responsable britannique de la lutte antiterroriste, Neil Basu.

A la suite de l'attentat qui a fait au moins cinquante blessés, outre les quatre morts, la police a interpellé 12 personnes soupçonnées de participer à la préparation d'attentats. Un homme de 30 ans a été arrêté dimanche à Birmingham, a précisé la police londonienne dans un communiqué.

ATS

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