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Hommage national décrété samedi par l'Elysée pour l'officier de police Arnaud Beltrame

KEYSTONE/AP/EMILIO MORENATTI

(sda-ats)

Les enquêteurs tentaient samedi d'éclaircir les circonstances de l'attentat perpétré la veille dans le sud de la France. L'assaillant y a été abattu après des attaques ayant fait quatre morts, dont un gendarme célébré en héros pour avoir pris la place d'une otage.

Annoncé tôt samedi, le décès des suites de ses blessures du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, 45 ans, marié et sans enfant, a bouleversé tout le pays. "Il est tombé en héros", a salué le président Emmanuel Macron dans un communiqué.

L'officier s'était livré à la place d'une femme que l'assaillant avait pris comme "bouclier", selon une source proche de l'enquête. Il a fait "preuve d'un courage et d'une abnégation exceptionnels", a insisté le président français. A l'issue d'une réunion d'un conseil restreint de la défense, l'Elysée a encore indiqué en soirée que cet officier aura droit à un hommage national, sans préciser la date.

Tout pour la patrie

"Ça ne m'étonne pas de lui", a confié la mère du gendarme sur la radio RTL. "C'est quelqu'un qui, depuis qu'il est né, fait tout pour la patrie". Pour son frère, Cédric Beltrame, "il a donné sa vie pour quelqu'un d'autre. Il savait certainement qu'il n'avait pratiquement aucune chance".

La Grande Mosquée de Paris, à l'unisson de représentants musulmans, a rendu hommage à son "courage et à la valeur de son engagement". Les drapeaux et étendards de la gendarmerie étaient mis en berne samedi et les fleurs à s'amoncelaient devant la caserne de Carcassonne.

Gardes à vue

L'enquête confiée aux services antiterroristes se concentre sur l'entourage du tueur, Radouane Lakdim. Ce Français d'origine marocaine âgé de 25 ans a été abattu par les forces de l'ordre après une équipée meurtrière entre la cité historique de Carcassonne et un supermarché de Trèbes, une petite commune toute proche.

Un jeune homme de 17 ans, présenté comme un ami de Lakdim, a été placé en garde à vue dans la nuit, ainsi qu'une "proche qui partageait sa vie". Une perquisition réalisée au domicile de Radouane Lakdim, a permis de trouver des "notes faisant allusion à (l'organisation) Etat islamique et faisant penser à un testament", selon une source judiciaire. Au cours de cette perquisition "des supports numériques" ont également été découverts.

Avant d'être abattu par les forces de l'ordre, il s'était présenté comme "un soldat" du groupe djihadiste Etat islamique (EI) qui a peu après revendiqué les attaques.

Brusque passage à l'acte

"Nous avions suivi" Radouane Lakdim "et nous pensions qu'il n'y avait pas de radicalisation", mais "il est passé à l'acte brusquement", a concédé le ministre de l'intérieur Gérard Collomb.

Né au Maroc le 11 avril 1992, cet homme vivait à Carcassonne. A partir de 2014, il a été suivi par les services de renseignements et fiché "S" (pour sûreté de l'Etat) "en raison de ses liens avec la mouvance salafiste", selon le procureur de Paris, François Molins.

En août 2016, il a fait un mois de prison après des condamnations pour "port d'arme prohibé", "usage de stupéfiants" et "refus d'obtempérer". En 2016 et 2017, il a de nouveau été suivi par les services de renseignement qui n'ont décelé aucun "signe précurseur pouvant laissent présager un passage à l'acte terroriste", selon M. Molins. Sa surveillance avait alors cessé.

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ATS