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Retour à la case départ dans l'enquête sur l'attentat devant un lycée qui a tué une élève à Brindisi, dans le sud de l'Italie. Les policiers ont recommencé mardi à analyser une vidéo de l'auteur présumé du massacre, faute d'indices probants à l'encontre d'un homme interrogé la veille.

Deux frères avaient été longuement entendus par la police. Le signalement de l'un des deux correspondait à celui d'un individu filmé par des caméras de surveillance au moment de l'explosion qui a tué Melissa Bassi, 16 ans, et blessé très grièvement cinq de ses camarades.

Cet homme, que les médias ont présenté toute la journée de lundi comme "un suspect", a 48 ans, vit à 200 mètres du lieu de la tragédie, souffrirait d'un handicap similaire à l'auteur présumé: une main invalide et il boîte. Réparateur occasionnel de téléviseurs, il a des connaissances en électronique, caractéristique commune avec le "tueur" de Brindisi.

Relâchés

Mais l'homme et son frère ont été ramenés chez eux dans la soirée et une porte-parole de la préfecture a douché les spéculations médiatiques: il n'y a pas suffisamment d'éléments probants contre cet homme.

La ministre italienne de l'Intérieur Annamaria Cancellieri a confirmé mardi lors d'une audition parlementaire que la police recherche un homme filmé par les caméras surmontant un kiosque à journaux que "l'on voit distinctement (..) sur le point d'actionner une télécommande". Au même moment, "la séquence permet de percevoir un tremblement et tout de suite après un nuage de fumée".

"Toutes les hypothèses"

L'enquête continue d'envisager "toutes les hypothèses, sans exclure aucune piste", a dit Mme Cancellieri. Elle a souligné que la police cherche aussi à "comprendre s'il (l'homme filmé, ndlr) avait des complices", notamment pour transporter les trois bonbonnes de gaz à l'origine de l'explosion.

Selon le journal "Corriere della Sera", des jeunes filles, dont les blessées de l'attentat, ont dit aux enquêteurs avoir noté la présence quelques jours auparavant d'un individu correspondant au portrait robot de la police. Elles l'auraient surnommé "le maniaque" parce qu'il baissait les yeux quand elles croisaient son regard.

ATS