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Attentat lors d'une réunion politique à Kaboul: quatorze morts

La zone où a eu lieu l'attentat à Kaboul a rapidement été bouclée par des dizaines de membres des forces de l'ordre. KEYSTONE/AP/RAHMAT GUL sda-ats
Ce contenu a été publié le 16 novembre 2017 - 17:09
(Keystone-ATS)

Au moins quatorze personnes ont été tuées jeudi lorsqu'un kamikaze a fait exploser sa bombe à l'extérieur d'une salle de mariage de Kaboul où se déroulait une réunion politique. L'attentat a été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).

L'assaillant a tenté en vain de pénétrer dans le bâtiment et a déclenché sa charge à un contrôle de sécurité, a déclaré un porte-parole de la police de la capitale afghane, Abdul Basir Mujahid. "Huit policiers et six civils ont été tués tandis que 18 autres civils ont été blessés", a-t-il indiqué.

Najib Danish, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a pour sa part fait état d'un bilan de neuf morts, sept policiers et deux civils. "Le kamikaze a actionné sa charge lorsqu'il a été repéré par la police à l'entrée", a-t-il expliqué. Les partisans du puissant gouverneur de la province de Balkh (nord), Atta Mohammad Noor, étaient réunis dans la salle au moment de l'explosion. M. Noor lui-même était absent, a indiqué l'un de ses assistants.

Toutes les fenêtres du bâtiment ont été soufflées par la déflagration et une voiture garée à proximité s'est embrasée, a constaté un photographe de l'AFP. La zone a rapidement été bouclée par des dizaines de membres des forces de l'ordre.

Intensification des luttes

M. Noor est un haut responsable du parti Jamiat-e Islami et une voix très critique à l'égard du président Ashraf Ghani et de son gouvernement. Il a laissé entendre dans le passé qu'il pourrait se porter candidat à la présidentielle de 2019.

Il avait récemment appelé au retour en Afghanistan du vice-président afghan Abdul Rashid Dostum, qui avait fui en Turquie en mai après avoir été accusé du viol et d'actes de torture en 2016 sur un rival. Ce n'est pas la première fois que le groupe Jamiat est ciblé: son chef, le ministre des Affaires étrangères Salahuddin Rabbani, a survécu à un attentat à la bombe lors d'un enterrement en juin.

Les rivalités politiques et ethniques se sont intensifiées ces derniers temps en Afghanistan, où des élections législatives et locales, longtemps repoussées, sont prévues en 2018, ouvrant la voie à un scrutin présidentiel en 2019.

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