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Malgré la pression croissante et ses revers sur le terrain, l'EI reste capable de frapper en menant des attentats meurtriers, comme ici mardi à Bagdad.

Keystone/AP/KARIM KADIM

(sda-ats)

Trois attentats ont ensanglanté l'Irak ces dernières heures, en plein ramadan, faisant au moins 35 morts et des dizaines de blessés, rapportent les services de sécurité. Deux attaques ont été revendiquées par l'Etat islamique (EI).

Deux attentats à la voiture piégée ont fait au moins 23 morts et quelque 80 blessés dans la nuit de lundi à mardi dans des rues commerçantes du centre de Bagdad très fréquentées en ce mois de jeûne musulman.

Dans la soirée de mardi, un homme a actionné sa ceinture d'explosifs à un poste de contrôle de l'armée dans une rue commerçante de Hit, une ville sunnite à l'ouest de Bagdad, tuant douze personnes, dont sept militaires, et faisant au moins 24 blessés.

Chiites visés

A Bagdad, la première explosion, qui a fait au moins 13 morts et une quarantaine de blessés, s'est produite peu après minuit dans le quartier de Karrada. La voiture piégée était garée à proximité d'un marchand de glaces très prisé à la rupture du jeûne.

Karrada, quartier majoritairement chiite de la capitale irakienne, avait été le théâtre en juillet 2016 d'une attaque au camion piégé, déjà revendiquée par l'EI, qui avait tué au moins 324 personnes, en faisant l'attentat le plus meurtrier depuis l'invasion de l'Irak en 2003 par les troupes placées sous commandement américain.

Quelques heures plus tard, l'explosion d'une deuxième voiture piégée a fait dix morts et 44 blessés près d'un bâtiment de l'administration dans le quartier de Karkh.

Comme en juillet 2016 à Karrada, les djihadistes de l'EI ont frappé durant le ramadan, alors que les fidèles respectant le jeûne musulman dans la journée veillent jusque tard dans la nuit.

ATS

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