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Au moins 36 prisonniers politiques ont été libérés à Cuba ces dernières 48 heures, annonce vendredi l'Union patriotique de Cuba (UNPACU), l'un des principaux groupes de dissidents. Ce geste a été réalisé dans le cadre de l'amorce de rapprochement diplomatique annoncé mi-décembre avec les Etats-Unis.

L'UNPACU précise dans un communiqué que 29 de ses membres figurent parmi les 36 détenus libérés. La plupart étaient accusés de résistance à l'autorité publique et de menaces contre des officiers de police et purgeaient des peines de courte durée. Ils ont été relâchés à condition de se signaler régulièrement auprès des autorités.

L'organisation ajoute que le gouvernement les a par ailleurs prévenus qu'ils risquaient d'être renvoyés en prison s'ils poursuivaient leurs activités politiques.

José Daniel Ferrer, dirigeant de l'UNPACU, a appelé les autorités cubaines à mettre fin aux emprisonnements de dissidents. "Nos prisonniers qui ont été libérés sont déterminés à poursuivre leur combat pour un Cuba démocratique que nous souhaitons tous", a-t-il aussi ajouté.

Le combat continue

Parmi les détenus libérés figure un artiste hip-hop connu sous le surnom de "The Critic" (Le Critique), qui avait été arrêté en 2013 pour avoir peint l'inscription "A Bas La Dictature" dans la rue devant chez lui dans la ville de Bayamo dans l'est de l'île.

Condamné à huit années de réclusion, il avait mené plusieurs grèves de la faim et avait contracté le choléra en raison des mauvaises conditions sanitaires dans son lieu de détention.

"Je suis tellement content d'avoir retrouvé ma famille, mes enfants et ma femme", a-t-il déclaré joint au téléphone par Reuters, ajoutant qu'il n'avait aucunement l'intention d'abandonner son rôle d'opposant. "Notre pays demeure une dictature", a-t-il affirmé. "Nous allons continuer à nous battre pour un Cuba indépendant et vraiment libre", a-t-il ajouté.

Suite des libérations

De son côté, Elizardo Sanchez, président de la Commission cubaine des droits de l'Homme (CCDH), interdite mais tolérée par les autorités, a confirmé "plus de trente" libérations. Les sorties de prisonniers "continuent au compte-gouttes et devraient se poursuivre demain" vendredi, a-t-il également assuré, précisant que plusieurs provinces du pays étaient concernées.

Ces deux sources avaient déjà annoncé mercredi la libération de deux jumeaux de 18 ans incarcérés voici deux ans après avoir participé à une manifestation devant un commissariat de Santiago de Cuba (sud-est).

Pas de commentaire

Le département d'État américain avait annoncé mardi que les autorités cubaines avaient relâché une partie des 53 prisonniers politiques dont les États-Unis réclamaient la libération dans le cadre de l'amorce du rapprochement diplomatique annoncé le 17 décembre entre les deux pays.

Mais la porte-parole de la diplomatie américaine Jennifer Psaki n'avait pas précisé combien de personnes étaient concernées, ni leur identité. De son côté, La Havane n'avait toujours pas commenté ces informations jeudi.

A la solde des Etats-Unis

Depuis des décennies, Cuba a accusé les dissidents d'être "des mercenaires" à la solde des Etats-Unis, avant que le président Raul Castro ne les désigne plus sobrement le 20 décembre dernier comme "quelques centaines d'individus qui reçoivent argent, instructions et oxygène de l'extérieur".

Au moment de l'annonce du dégel entre Washington et La Havane, l'île communiste comptait une centaine de prisonniers politiques, selon des sources proches de la dissidence. Leur nombre dépassait encore les 300 lors de la prise de fonctions de Raul Castro, qui a succédé en juillet 2006 à son frère Fidel, retiré pour raisons de santé.

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ATS