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Au moins 54 personnes ont été tuées dans les attentats perpétrés par le groupe islamiste Boko Haram dimanche à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, selon un nouveau bilan de la police de l'Etat de Borno. Nonante personnes ont été blessées.

"Les blessés sont soignés à l'hôpital général Umaru Shehu" et dans un autre établissement de l'Etat, a-t-il ajouté. Un précédent bilan établi par des témoins faisait état d'au moins 21 morts.

Les secours et des militaires affirment que les trois explosions ont eu lieu dans les quartiers de Gomari et d'Ajilari, mais, selon les témoins, il y en aurait eu quatre, dont une dans une mosquée et une visant des fans de football attroupés devant un match à la TV.

"J'ai vu les cadavres de mes propres yeux. Il y a eu quatre explosions distinctes", a témoigné un habitant de la zone urbaine densément peuplée de Gomari, près de l'aéroport de Maiduguri.

Enfants tués

La première bombe a tué six personnes avant qu'une deuxième explosion, quelques minutes plus tard, fasse 14 blessés, dont des enfants venus vendre des marchandises à l'endroit du premier attentat, selon des témoins. D'après eux, un troisième engin a explosé dans une mosquée de Binta Sugar, un quartier également très peuplé.

Un réparateur de pneus a expliqué quant à lui qu'une 4e bombe a explosé à proximité d'un lieu où des fans de football regardaient un match. "On a compté quatre corps et plusieurs blessés", a-t-il dit.

Une nouvelle vague de violences frappe le nord-est du Nigeria, peuplé en majorité de musulmans, depuis l'investiture, le 29 mai, du président Muhammadu Buhari, qui a érigé en priorité la lutte contre les islamistes. Boko Haram, qui cherche à instaurer un Etat islamique dans le nord-est du Nigeria, a tué au moins 15'000 personnes et forcé plus de deux millions de Nigérians à fuir leurs foyers depuis le début des combats en 2009.

ATS