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L'audition du propriétaire de la ferme où le lion Cecil a été retrouvé mort a été ajournée jeudi au Zimbabwe. L'indignation soulevée par la disparition de la mascotte du parc national de Hwange demeurait vive, notamment envers le chasseur américain.

Honest Ndlovu, le propriétaire de la ferme où la dépouille du lion, décapitée, avait été retrouvée au début du mois, devait être présenté au juge du tribunal de Hwange, en bordure du parc, et être inculpé pour avoir permis la chasse illégale de l'animal. Celui-ci était célèbre en raison de sa crinière noire reconnaissable entre toutes.

"Nous avons été informés par le parquet qu'une convocation sera adressée lorsque les chefs de poursuite seront prêts", a indiqué l'avocat du prévenu Tonderai Mukuku, à l'extérieur du tribunal. "Très probablement la semaine prochaine".

50'000 dollars pour tuer un lion

Le responsable présumé de la mort de Cecil, Walter Palmer, ressortissant du Minnesota, avait pour sa part quitté le Zimbabwe après l'expédition, dont il assure avoir pensé qu'elle était organisée par ses intermédiaires en toute légalité, selon ses déclarations.

Amateur de chasse à l'arc, il aurait payé au moins 50'000 dollars pour chasser ce lion, sans savoir, assure-t-il, qu'il s'agissait d'un animal protégé équipé d'un collier émetteur par des chercheurs de l'université d'Oxford.

Environ 50'000 touristes, pour moitié étrangers, ont visité l'an dernier la réserve animalière de Hwange, dont la partie nord est située à proximité des célèbres Chutes Victoria. Cecil était l'une des attractions favorites des visiteurs.

Amoureux de la nature déchaînés

Les amoureux de la nature se déchaînent depuis la mort de Cecil sur les réseaux sociaux. Des photos de Palmer posant avec ses victimes lors de précédentes "chasses" circulent abondamment sur internet.

On y voit notamment le dentiste américain, soupçonné de se cacher pour échapper à la vindicte, tenant un léopard exsangue devant la caméra.

La police zimbabwéenne a démenti qu'un mandat d'arrêt international ait été délivré via Interpol. Theo Bronkhorst, l'opérateur de safari de grande chasse et prestataire de Palmer, doit pour sa part revenir au tribunal le 5 août.

ATS