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La sécheresse observée en juin a persisté sur la quasi-totalité de l'Etat de La Nouvelle-Galles du Sud (photo), qui a enregistré son mois de juillet le plus sec depuis 2002. Un hiver vraiment pas comme les autres pour les kangourous!

Keystone/EPA/DAVE HUNT

(sda-ats)

Au coeur de l'hiver, l'Australie a connu son mois de juillet le plus chaud depuis que les températures ont commencé à y être enregistrées, il y a 107 ans, selon le dernier rapport du bureau de la météorologie (BOM). Les précipitations ont été inférieures à la moyenne.

Le rapport, publié mardi, indique que "la moyenne nationale des températures maximum a été de loin la plus haute jamais enregistrée en juillet, avec 2,62°C au-dessus de la normale, soit 0,66°C de plus que le précédent record établi en 1975". A Sydney par exemple, le mercure est souvent monté au-dessus des 20 degrés.

Une réalité difficile pour les agriculteurs du pays, particulièrement les producteurs de cultures hivernales déjà confrontés à un mois de juin très sec avec un fort taux d'évaporation des sols. En Australie-Occidentale par exemple, le blé de la Wheatbelt, assoiffé, a bien du mal à germer.

Selon le rapport du BOM, la moitié nord du pays a été la plus touchée par cette vague de chaleur inhabituelle: dans les Etats du Queensland, du Territoire du Nord et de l'Australie-Occidentale, le mercure a atteint en juillet des niveaux inédits. Dans certaines de ces régions (notamment au sud du Territoire du Nord), la moyenne des températures maximales a surpassé la normale de 3°C.

Signal d'alerte

Les précipitations enregistrées en juillet ont été inférieures à la moyenne dans la majeure partie de l'Australie méridionale, indique aussi le rapport du BOM. La sécheresse observée en juin a persisté sur la quasi-totalité de l'Etat de La Nouvelle-Galles du Sud, qui a enregistré son mois de juillet le plus sec depuis 2002. Les régions agricoles de l'Australie-Méridionale ont toutefois été relativement épargnées, avec une moyenne de pluies proche des normales.

À l'origine de la douceur exceptionnelle de cet hiver austral, la présence d'un anticyclone ayant empêché les fronts froids de se déplacer du Victoria et de la Nouvelle-Galles du Sud vers le nord du pays. Interrogé par le groupe médiatique ABC, Greg Browning, météorologue au BOM, a qualifié la situation de "signal d'alerte au réchauffement climatique, similaire à ceux qui retentissent en sourdine partout dans le monde".

Selon les prévisions du BOM pour le trimestre août-octobre, les agriculteurs australiens ont quelques raisons de s'inquiéter. Malgré la neutralité actuelle d'El Niño et du Dipole de l'Océan indien - deux phénomènes pouvant avoir une grande influence sur le climat australien à cette période - la fin de l'hiver et le début du printemps s'annoncent plus chauds et plus secs qu'en temps normal sur la majeure partie du pays.

ATS