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Le chef historique de Solidarité Lech Walesa a pris connaissance mercredi à Varsovie de documents censés prouver sa collaboration dans les années 1970 avec la police secrète communiste. Il a nié leur authenticité, selon l'Institut de la mémoire nationale (IPN).

L'institution va maintenant procéder à une expertise graphologique de ces pièces. "Au cours de l'interrogatoire, des documents relatifs à la collaboration de l'agent portant le pseudonyme de 'Bolek' ont été montrés à Monsieur Lech Walesa. M. Lech Walesa a nié l'authenticité des documents montrés", a indiqué IPN dans un communiqué.

Lech Walesa est arrivé au siège de l'IPN à Varsovie dans la matinée et y a passé plusieurs heures. En sortant, il n'a fait aucun commentaire devant la presse.

L'Institut de la mémoire nationale avait présenté publiquement en février ces documents qu'il avait retrouvés quelques jours plus tôt chez la veuve d'un ancien ministre de l'Intérieur communiste, Czeslaw Kiszczak.

Une erreur

Parmi eux figurait notamment un engagement manuscrit à la collaboration, signé Lech Walesa "Bolek", ainsi que des reçus d'argent manuscrits, portant la signature de "Bolek". Ils avaient été présentés sans expertise graphologique.

Lech Walesa avait alors qualifié ces documents de "faux grossiers", indiquant n'avoir "rien à voir avec cela". Il a reconnu avoir commis "une erreur" en signant dans les années 1970 "des papiers", tout en niant avoir été un "délateur".

Lech Walesa, 72 ans, qui était ouvrier aux chantiers navals de Gdansk au moment d'une révolte ouvrière réprimée dans le sang en décembre 1970, a toujours assuré qu'il ne s'était pas "laissé briser" à l'époque.

Idée de complot

L'affaire de ses contacts présumés avec la police politique communiste a permis aux conservateurs au pouvoir en Pologne de relancer leur thèse selon laquelle la chute du régime en 1989 n'était qu'une opération des services secrets.

Cette idée de complot, qui aurait été fomenté avec les services soviétiques pour permettre aux élites ex-communistes de garder le pouvoir réel dans le pays, circule depuis longtemps dans les milieux nationalistes, proches du parti au pouvoir Droit et Justice (PIS). Elle est jugée absurde par nombre d'anciens opposants anticommunistes.

ATS