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Autodétermination: Berset qualifie l'initiative d'anti-prospérité

Le président de la Confédération Alain Berset cible le risque d'opposer droit national et accords internationaux.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Le président de la Confédération estime que l'initiative pour l'autodétermination oeuvre contre la "prospérité" suisse. Alors qu'il a défendu le multilatéralisme lundi à Genève, Alain Berset dit n'avoir été interpellé par aucun dirigeant étranger sur cette votation.

"Personne ne m'en a parlé sur le plan international", malgré une longue séquence dans plusieurs pays ces dernières semaines, affirme le président dans un entretien à Keystone-ATS en marge du Forum mondial de l'investissement à Genève. "Nous sommes dans un débat de politique intérieure" et seuls les Suisses doivent prendre la décision.

"Pour la Suisse, opposer le droit national et les accords internationaux" est "négatif", dit-il. "Cette initiative nous mène sur un chemin qui n'est pas celui de la prospérité pour notre pays".

La Suisse est le pays qui bénéficie du revenu par habitant le plus élevé au monde et l'un des taux de chômage les moins importants, fait-il remarquer. "On pourrait toujours faire mieux mais cela pourrait être beaucoup moins bien", dit le président. "Cette situation exceptionnelle dans le monde est le résultat d'une politique qui serait remise en cause avec la votation du 25 novembre".

"Peut-être qu'un immense pays, une super-puissance mondiale, pourrait encore défendre l'idée qu'on peut faire sans" les accords internationaux, dit-il. Il n'a fait allusion à aucun acteur, alors que les Etats-Unis se sont retirés de plusieurs engagements importants récemment, le dernier d'entre eux ce week-end avec le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire.

"Pays important"

De son côté, "un micro-Etat pourrait défendre l'idée que ce qui se passe ne dépend pas de lui". Or la Suisse n'est ni l'un, ni l'autre, selon le président. "Nous sommes un pays important" qui a "besoin de règles internationales claires".

"Il ne faut pas opposer le fonctionnement national au fonctionnement international. Ce n'est pas ou bien, ou bien. Ce sont les deux". La Suisse doit défendre ses intérêts tout en collaborant avec d'autres, insiste le président. Il relève qu'un tiers des emplois de ce pays "dépendent d'une bonne relation stable avec l'extérieur".

Lundi dans son discours, M. Berset a lancé un vibrant plaidoyer pour le multilatéralisme face au "repli nationaliste" observé chez certains. Ces derniers mois, la Suisse a elle-même été ciblée sur plusieurs décisions, notamment une abstention controversée au Conseil des droits de l'homme ou le refus de signer le Traité d'interdiction des armes nucléaires.

"Tous les pays ont une réflexion politique ouverte sur quelle est l'évolution du monde", dit M. Berset. "Quelle est la place des organisations internationales, celle des Etats-nations", ajoute-t-il. Lui défend l'importance de la collaboration internationale dans le monde. Et il relève également que la valeur ajoutée de celle-ci a permis à des centaines de millions de personnes de sortir "de la plus extrême des pauvretés".

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