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Les services du centre KESCHA sont surtout sollicités en Suisse alémanique (photo symbolique).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Près de 1100 personnes touchées par une mesure de protection de l'enfant ou de l'adulte ont appelé le centre d'écoute et d'assistance KESCHA durant sa première année d'existence. Selon les chercheurs, il faut renforcer les ressources de l'autorité compétente (APEA).

Depuis son lancement il y a un an, le centre KESCHA, basé à Zurich, a traité 1084 cas de personnes concernées par une mesure de protection de l'enfant ou de l'adulte, indique-t-il mardi. La demande "énorme" prouve la nécessité du centre, l'offre de conseils comblant "un manque évident", observe son président Guido Fluri.

Selon une évaluation de l'Université de Fribourg, mandatée par le centre, 59% des cas concernent la protection de l'enfant. Les conflits entre les parents en sont souvent la source. La minorité de cas restants est liée à la protection de l'adulte. Les femmes font bien plus souvent appel au centre KESCHA que les hommes.

Surtout Outre-Sarine

Les demandes provenant de la Suisse alémanique constituent l'écrasante majorité des cas traités par le centre (94%). Celles de la Suisse romande ne représentent que 4% et celles de Suisse italienne 2%, a précisé le professeur Dominik Schöbi face aux médias réunis à Zurich, sans pouvoir formuler de raisons à cette sous-représentation latine.

Autre constat de l'alma mater fribourgeoise, les personnes ayant recours au centre KESCHA ont souvent une confiance faible ou inexistante dans les institutions impliquées. Elles ne se sentent pas suffisamment prises au sérieux dans leurs besoins et dans ceux de leurs proches. Souvent, elles ne comprennent pas les procédures et les méthodes de protection de l'enfant et de l'adulte.

Prioriser et communiquer davantage

Dans certains de ces cas, les professeurs Dominik Schöbi et Alexandra Jungo recommandent à l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) de consacrer davantage de ressources à la communication avec les personnes concernées. Cela rendrait les procédures plus équitables et renforcerait la confiance entre l'APEA et les principaux intéressés.

Au sujet des curatelles, l'Université de Fribourg suggère de mieux prioriser les cas et de faire davantage recours aux offres des communes. Les tuteurs pourront ainsi consacrer plus de temps aux personnes concernées.

Médiation et intervention de crise

Dans les cas de protection de l'enfant, les chercheurs recommandent de prévoir des offres particulières - des médiations notamment - à l'adresse des parents en conflit. Les parents seront ainsi responsabilisés sans que l'APEA se trouve entre les parties et doive agir pour ou contre la volonté de l'une d'entre elles.

Le centre KESCHA apporte un soutien psychologique et social à des personnes souvent désespérées. Pour le suivi, les deux professeurs fribourgeois conseillent aux autorités de créer des postes spécifiques et externes d'intervention de crise afin de leur offrir un accompagnement professionnel.

www.kescha.ch

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ATS