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Le chef du parti d'extrême droite FPÖ, Heinz-Christian Strache, a donné sa première conférence de presse à Vienne depuis les élections de dimanche en Autriche.

KEYSTONE/APA/APA/HELMUT FOHRINGER

(sda-ats)

Le parti d'extrême droite autrichien FPÖ fera du ministère de l'Intérieur une condition sine qua non à une participation gouvernementale, a déclaré mercredi son chef. Il est considéré comme le plus probable partenaire de coalition des conservateurs.

"Nous avons plusieurs lignes rouges", a rappelé Heinz-Christian Strache lors de sa première conférence de presse depuis les élections de dimanche. Il a souligné que le portefeuille de l'Intérieur figurait parmi les priorités pour son parti.

Crédité de 26% des suffrages selon des résultats quasi définitifs, le FPÖ fait figure de faiseur de roi après ce scrutin anticipé remporté par les conservateurs de Sebastian Kurz (31,5%) devant les sociaux-démocrates du chancelier sortant Christian Kern (26,9%). M. Strache, 48 ans, a souligné qu'il ne voyait "pas de raison d'être pressé" dans les négociations qui doivent s'ouvrir à partir de la fin de la semaine.

"Nous n'entrerons pas en coalition à tout prix. Il faut que des éléments de notre programme soient appliqués, sinon (une participation gouvernementale) n'a pas de sens", a-t-il martelé.

"Exemple de la Suisse"

Parmi les thèmes que le FPÖ a indiqué vouloir porter figurent la "sécurisation des frontières", "la démocratie directe à l'exemple de la Suisse", "l'arrêt de l'islamisation" et des allègements d'impôts et de charges, a rappelé M. Strache. Il a précisé que "beaucoup" de points du programme du FPÖ avaient été repris par M. Kurz durant sa campagne.

A 31 ans, le jeune dirigeant conservateur doit être formellement chargé vendredi par le président Alexander Van der Bellen de former le nouveau gouvernement et d'engager des pourparlers pour former une coalition. M. Kurz a indiqué qu'il discuterait avec tous les partis.

Il a par ailleurs formellement réaffirmé mardi son engagement européen. Ce thème n'a pas été abordé mercredi par M. Strache, qui a longtemps a défendu une ligne eurosceptique avant de se faire plus discret sur ce point.

La perspective d'une éventuelle alliance avec les sociaux-démocrates est jugée improbable. M. Kurz a fait campagne sur le thème du renouvellement, après dix années de grande coalition droite-gauche.

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