Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'envoi de militaires à Tripoli depuis mi-janvier afin de protéger l'ambassade de Suisse en Libye a désormais le blanc-seing du Parlement. Après le Conseil des Etats, le National a donné jeudi son aval a posteriori par 155 voix contre 19. Seule une partie de l'UDC a dit "non".

Le détachement militaire est composé de membres du commandement des forces spéciales de l'armée, soit le détachement de reconnaissance de l'armée 10 et le détachement spécial de la police militaire. Il est équipé d'armes légères, qui ne pourront être utilisées qu'en dernier recours.

Les soldats suisses ont notamment la tâche de protéger le personnel de l'ambassade et le bâtiment. Ils doivent également conseiller la mission dans l'optimisation des mesures de protection.

Pour six mois

Pour des "raisons de sécurité", le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) ne précise pas combien de militaires ont été envoyés en Libye. En décembre, le Département de la défense citait le chiffre de vingt soldats au plus.

L'engagement, placé sous la responsabilité du DFAE, est prévu pour une phase de six mois. Cela correspond à la période de l'organisation des premières élections nationales libyennes. Au gré de l'évolution de la situation, le Conseil fédéral pourra le prolonger pour six mois de plus "au maximum".

Economies

Selon le DFAE, le transfert de la protection de l'ambassade aux troupes d'élites de l'armée permettra d'économiser des moyens. Les coûts, 600'000 francs pour six mois, seront financés par les Affaires étrangères, a précisé Hugues Hiltpold (PLR/GE) au nom de la commission.

Le Conseil fédéral avait dans un premier temps recouru à des mercenaires de la société privée Aegis pour assurer la protection de l'ambassade lors de la réouverture mi-octobre. Ce qui lui avait valu une volée de bois vert de la part des commissions de politique extérieure du Parlement.

ATS