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Un an après l'annonce historique de la fin de la violence du groupe armé ETA, le Pays basque, région prospère du nord de l'Espagne, élit dimanche son Parlement régional. Les indépendantistes devraient s'imposer à la deuxième place.

A l'issue de ce scrutin, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy devra vraisemblablement composer avec un Parlement régional à forte composante indépendantiste.

Un souci supplémentaire pour le dirigeant conservateur, qui fait déjà face à une virulente fronde séparatiste venue de Catalogne: la crise économique y nourrit le sentiment nationaliste. Les Catalans renouvelleront à leur tour, le 25 novembre, leur Parlement.

Percée indépendantiste

Le Pays basque compte de 2,2 millions d'habitants. Les nationalistes conservateurs du PNV pourraient remporter entre 24 et 28 sièges sur 75, selon les sondages. Pas de quoi atteindre la majorité absolue sans alliances.

L'attention se centrera surtout sur le score d'une nouvelle coalition indépendantiste, Euskal Herria Bildu (EH Bildu), à qui les sondages prédisent une percée triomphale, avec 20 à 25 sièges. Elle deviendrait la deuxième force politique régionale.

C'est sous cette banderole que la mouvance de Batasuna, parti interdit en 2003 en Espagne car considéré comme le bras politique de l'ETA, devrait confirmer son retour. Il a été amorcé en 2011 lorsque le mouvement s'est démarqué de la violence.

Aux côtés des pacifistes

Les candidats de cette gauche radicale se présentent, sans étiquette, aux côtés de ceux des partis Aralar, Eusko Alkartasuna et Alternatiba, qui rejettent la violence depuis toujours.

"Le score de Batasuna a toujours bondi de manière spectaculaire quand, à d'autres époques, le terrorisme de l'ETA avait cessé pendant une trêve", explique Florencio Dominguez, rédacteur en chef de l'agence Vasco Press.

Tenu pour responsable de la mort de 829 personnes en plus de 40 ans de lutte armée pour l'indépendance du Pays basque et de la Navarre, l'ETA a annoncé renoncer à la violence le 20 octobre 2011. Il refuse cependant de déposer les armes et de se dissoudre, ce qu'exige Madrid.

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ATS