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Le choix du Conseil fédéral d'acheter 22 Gripen suédois est vivement rejeté par la gauche. Les Verts, le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) et le PS parlent de faire voter le peuple. A droite, l'UDC et le PLR sont satisfaits alors que la question du financement divise le PDC.

Celle-ci inquiète également au plus haut point le PS, les Verts et le GSsA. Le relèvement du plafond des dépenses de l'armée visant à permettre l'achat des appareils se fera au détriment d'autres départements, soulignent-ils en coeur.

Or, la Suisse a besoin de plus de moyens financiers pour le tournant énergétique, les transports publics, les assurances sociales et la formation, soulignent les Verts. "Des efforts d'économies dans ces domaines au profit d'avions de combat seraient tout à fait inappropriés".

Faire voter le peuple

La gauche souhaite donner la possibilité au peuple de s'exprimer sur l'achat des nouveaux avions. Le GSsA et les Verts réclament un référendum. Si le lancement d'un référendum n'est pas possible, les écologistes prévoient une initiative moratoire.

Le PS débattra samedi de l'opportunité de lancer une initiative garantissant aux citoyens la possibilité de se prononcer sur l'achat d'avions de combat. En outre, le groupe socialiste au Parlement va inviter les Chambres à reprendre la question dans un cadre postélectoral désormais plus propice à la réflexion.

Satisfaction à droite - PDC divisé

Au PDC, divisé sur la question de l'achat des avions de combat, le parti déclare que la question centrale du financement reste ouverte.

L'UDC est elle satisfaite du choix du Conseil fédéral, soulignant l'importance d'"une protection efficace" de l'espace aérien, que les nouveaux avions aideraient à assurer. Cependant, le parti tient à ce que le financement soit garanti "sans que d'autres secteurs de l'armée soient négligés".

Sur le plan technique, Peter Malama (PLR/BS), spécialiste en politique de la sécurité, se réjouit du choix des Gripen. L'armée obtient un avion de combat au point et qui remplit aussi bien les exigences dans la défense aérienne que dans les opérations offensives.

ATS