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Ueli Maurer a tenté en vain de lier l'achat d'avions de combat pour l'armée suisse à des contreparties politiques, indique-t-il samedi dans la NZZ. Les discussions avec la France, l'Allemagne et la Suède n'ont pas abouti, selon le conseiller fédéral.

"Avant de nous décider pour le type d'avions, nous avons parlé avec les gouvernements concernés", explique le ministre de la défense. Trois avionneurs avaient répondu à l'appel d'offres pour remplacer la flotte vieillissante des Tiger F-5: le groupe suédois Saab (Gripen), le groupe français Dassault (Rafale) et le consortium européen EADS (Eurofighter). Le Conseil fédéral a choisi en novembre le Gripen.

Lors des nombreuses rencontres avec ses homologues français, allemands et suédois, avec lesquels "nous avons mené un travail de fond politique", "il n'a pas été possible de lier les avions à un autre paquet", indique Ueli Maurer.

Impôts

"Les trois Etats étaient prêts à discuter de coopération dans le domaine militaire, mais pas dans d'autres secteurs, comme les impôts", relate-t-il.

L'appel d'offres est définitivement clos, selon le chef du DDPS. On ne peut cependant pas exclure que les Etats allemand ou français, qui sont liés aux avionneurs, fassent une nouvelle offre et la "mettent en relation avec une proposition politique". "Si une telle proposition arrive, nous devrions l'étudier, ne serait-ce qu'en raison des habitudes diplomatiques", dit le conseiller fédéral.

Meilleur marché

La facture pour 22 exemplaires du Gripen est pour l'instant devisée à 3,1 milliards de francs. Le ministre de la défense explique encore que l'ardoise pour le Rafale comme pour l'Eurofighter se monterait à quatre milliards de francs, soit près d'un milliard de plus.

"A mon avis, il est exclu qu'il y ait eu quelque part un dysfonctionnement" dans le processus du choix de l'avion de combat, assure M. Maurer. "Les véritables experts, suisses comme étrangers, considèrent que nous avons pris la bonne décision".

ATS