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Les dernières décisions du Conseil fédéral concernant l'achat de nouveaux avions de combat fâchent fortement la commission compétente du Conseil des Etats. Elle se déclare irritée que la volonté du Parlement ait été ignorée. "Un manque de respect" dangereux pour l'armée, selon elle.

Par 7 voix contre 5, la commission de la politique de sécurité a décidé d'écrire une lettre au gouvernement pour lui faire part de son mécontentement et lui demander de revoir sa copie, a-t-elle communiqué mardi. En septembre dernier, le Parlement a donné un mandat clair au Conseil fédéral. Celui-ci a été chargé de relever le budget militaire de 4,4 à 5 milliards de francs par an dès 2014.

Cette hausse devrait permettre non seulement d'acheter 22 nouveaux avions de combat, mais aussi de garantir une armée de 100'000 hommes et de financer les mesures à prendre pour combler les lacunes en équipement. Or, mercredi dernier, le gouvernement s'est écarté de ce plan de route.

Financer l'acquisition par un fonds

Préférant désormais coordonner l'achat des jets avec la Suède, il veut reporter de deux ans leur livraison, à une période comprise entre 2018 et 2020. Résultat, les besoins financiers ne sont plus aussi pressants. Le Conseil fédéral ne souhaite désormais plafonner les dépenses de l'armée qu'à 4,7 milliards et ce à partir de 2015. Dans la foulée, il veut financer l'acquisition des avions par un fonds alimenté par le budget militaire.

Pour la majorité de la commission, ces décisions ne tiennent pas la route. Pis, elles mettent en danger le développement de l'armée et sa crédibilité. Il ne s'agit ni plus ni moins que d'une réduction des moyens à disposition de 300 millions par an. "Cette évolution est incompréhensible."

Pour la majorité, le mandat donné par le Parlement devait permettre de remédier à "la situation extrêmement difficile qui a régné ces dernières années où d'importantes lacunes dans l'équipement et le fonctionnement de l'armée sont apparues". Or, avec la solution du Conseil fédéral, l'équilibre recherché ne pourra visiblement pas être atteint.

ATS