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Le remboursement par l'assurance maladie obligatoire de l'avortement est une condition essentielle pour garantir l'accès des femmes à l'IVG. Ce droit acquis il y a tout juste dix ans ne doit pas être remis en question par les milieux anti-avortement, estime un comité inter-partis allant des Verts au PDC.

"Les femmes doivent rester libres de décider si et quand elles souhaitent devenir mères", a lancé mardi devant les médias à Berne la conseillère nationale Yvonne Feri (PS/AG). L'initiative populaire "Financer l'avortement est une affaire privée" ne vise rien de moins que l'interdiction pure et simple de l'avortement, selon le comité.

Et de rappeler que la dépénalisation de l'interruption de grossesse en 2002 n'a pas augmenté le nombre d'IVG. Bien au contraire: en dix ans, la Suisse est passée de 16'000 avortements à quelque 10'000, soit l'un des taux les plus faibles en Europe avec 6,8% contre plus de 16% en France, a rappelé Madeleine Amgwerd, vice-présidente des Femmes PDC.

Santé en jeu

En voulant privatiser cette intervention, les milieux ultra-conservateurs menacent l'accès des femmes à l'avortement. "C'est une pression psychique supplémentaire et une mise en danger de la santé des femmes", a relevé Yvonne Gilli, conseillère nationale (Verts/SG), elle-même médecin. Une telle mesure pénaliserait particulièrement les milieux défavorisés.

Pour Isabelle Moret (PLR/VD), c'est le principe même de l'assurance sociale qui est attaqué. "L'initiative ouvre la porte à toutes les dérives possibles, comme se demander si c'est une bonne idée de soigner les homosexuels malades du sida", a martelé la vice-présidente du PLR.

Signée par une cinquantaine d'organisations, une résolution appelant à refuser l'initiative populaire sera publiée samedi prochain à l'occasion des dix ans de la votation de 2002. Le texte anti-avortement est porté par des personnalités issues de l'UDC, du PDC, du PLR, du PEV, de l'UDF et des milieux religieux. Il est rejeté par le Conseil fédéral.

ATS