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Audrey Azoulay est la deuxième femme à diriger l'organisation après la Bulgare Irina Bokova à qui elle succède.

KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA

(sda-ats)

La nouvelle directrice générale de l'Unesco, Audrey Azoulay, a laissé vendredi la "porte ouverte" au dialogue avec les Etats membres ayant dit leur intention de quitter l'organisation. Au premier rang desquels se trouvent les Etats-Unis.

Au terme d'un vote, l'ancienne ministre française de la Culture a été officiellement désignée à la tête de l'institution onusienne minée par les conflits internes et les difficultés financières, encore aggravées par le départ des Etats-Unis et d'Israël, annoncé le mois dernier.

Face à ces défections, la nouvelle directrice générale a prôné une ouverture et un dialogue à même de convaincre les candidats au départ de revenir sur leur décision.

"Pour moi il est très important que l'Unesco garde sa porte ouverte, continue à travailler avec les sociétés civiles des Etats membres que vous citez, et je pense que ce sera l'intérêt à la fois de l'organisation et de ces pays que de continuer à travailler dans cet agenda collectif", a-t-elle déclaré devant la presse au siège de l'institution, à Paris.

"L'Histoire nous a montré que quitter ce genre d'organisation, quitter la table de la conversation mondiale pouvait mener à des catastrophes", a-t-elle dit.

Dépasser les rivalités

Audrey Azoulay est la deuxième femme à diriger l'organisation après la Bulgare Irina Bokova à qui elle succède. Elle aura pour première tâche de restaurer l'autorité d'une institution devenue peu audible en dehors de son classement des sites remarquables au patrimoine mondial.

La nouvelle patronne de l'Unesco devra dépasser les rivalités politiques qui minent l'institution et surtout régler son problème du financement. Sans entrer dans les détails des défis à relever, Audrey Azoulay a insisté sur la pertinence des missions de l'Unesco à même, selon elle, de convaincre ses détracteurs.

"Les difficultés que connaît l'Unesco sont des difficultés politiques et financières mais pas des difficultés stratégiques", a-t-elle dit. "Se détourner des sujets de fond que sont l'éducation, les sciences, la culture, la défense des libertés dans un cadre multilatéral serait une perte pour les Etats qui s'en détournent et une perte aussi pour l'organisation", a-t-elle considéré.

Dans un "monde complexe" en proie aux incertitudes, "aucun Etat ne peut répondre seul" aux défis que sont la montée de l'obscurantisme, les menaces de conflit, l'extrémisme violent, la destruction de l'environnement, le défi climatique, les tentations populistes, a-t-elle énuméré.

'Discrimination anti-israélienne'

En annonçant le mois dernier leur intention de quitter l'Unesco, les Etats-Unis et Israël ont accusé l'organisation onusienne de discrimination anti-israélienne.

Les Etats-Unis, plus gros contributeur, ont décidé en 2011 de suspendre leur cotisation - 80 millions de dollars par an (67 millions d'euros), soit près d'un quart du budget - après l'admission de la Palestine comme Etat membre de plein droit.

Depuis, l'Unesco a dû réduire certains programmes, geler les embauches et faire appel aux contributions volontaires.

L'organisation emploie 2000 personnes environ dans le monde. Le budget de l'Unesco pour 2017 était de 326 millions de dollars (275 millions d'euros), soit près de la moitié de ce qu'il était en 2012.

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ATS