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Le chimiste Albert Hofmann (1906-2008), découvreur du LSD alors qu'il travaillait chez Sandoz dans les années 1940, photographié ici, centenaire, lors d'un symposium à Bâle en 2006 (archives).

KEYSTONE/PATRICK STRAUB

(sda-ats)

Le LSD réduit l'activité de l'amygdale, une région cérébrale centrale pour la gestion des émotions négatives, la peur en particulier. C'est ce que rapportent des chercheurs bâlois dans la revue Translational Psychiatry.

Découvert dans les années 1940 par le chimiste bâlois Albert Hofmann, le LSD - avec d'autres hallucinogènes - suscite depuis quelques années un intérêt renouvelé de la part des chercheurs, notamment pour le traitement de la dépression, des dépendances ou des troubles anxieux. Accompagnées d'une psychothérapie, ces substances pourraient constituer une alternative aux médicaments usuels, indique l'Université de Bâle dans un communiqué.

Il est connu que les hallucinogènes se lient à un récepteur du neurotransmetteur sérotonine. Une équipe des cliniques psychiatriques et de l'Hôpital universitaire de Bâle a voulu en savoir plus et s'est penchée sur les effets aigus du LSD.

L'équipe de Stefan Borgwardt a mesuré à l'aide de l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle l'activité cérébrale de vingt sujets en bonne santé auxquels avaient été administrés 100 microgrammes de LSD. Pendant ce temps, on leur montrait des images de visages exprimant de la rage, de la joie ou de la peur.

Activité réduite

Les chercheurs ont constaté que sous LSD, la représentation de la peur produisait une activité nettement réduite de l'amygdale. Cette observation pourrait expliquer une partie des modifications survenant dans le vécu émotionnel après la prise d'hallucinogènes, souligne l'alma mater bâloise.

Dans une deuxième étape, les scientifiques ont examiné si le vécu subjectif modifié par le LSD était lié à l'amygdale. Il semble que ce soit le cas: plus l'activité de l'amygdale induite par la substance était basse, plus l'effet subjectif de la drogue sur la personne était élevé.

Cet effet "désangoissant" pourrait constituer un facteur thérapeutique important. Les hallucinogènes en produisent cependant de nombreux autres sur le cerveau et explorer leur potentiel en la matière nécessitera encore d'autres études, concluent les chercheurs.

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ATS