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Evoluant dans un environnement de marché difficile, la Banque Migros a vu sa croissance stoppée au 1er semestre 2015. Affichant des revenus en repli, l'établissement du premier détaillant suisse a dégagé un bénéfice brut de 158 millions de francs, en baisse de 3,7%.

De janvier à fin juin, les revenus ont fléchi eux aussi de 3,7% au regard de la période correspondante de l'an passé pour s'inscrire à 297 millions de francs, écrit vendredi la Banque Migros. Le tassement reflète la contraction de 6,9% à 224 millions des produits liés aux opérations d'intérêts dans un contexte de taux négatifs, lequel a accru les coûts de rémunération de la garantie du bilan.

En revanche, les produits issus des opérations de commissions ont progressé de 4,2% à 43 millions de francs. Ceux dégagés dans les affaires de négoce ont pour leur part bondi de 23,1% à 22 millions de francs.

La réduction des charges a toutefois permis de compenser le repli des revenus. Les coûts d'exploitation se sont ainsi tassés de 3,6% à 136 millions de francs. Dans le détail, les frais liés au personnel ont diminué de 3% à 86 millions et ceux résultant des opérations ont baissé 4,8% à 50 millions de francs.

Effectif en baisse

A fin juin, l'établissement, qui compte 66 succursales en Suisse, employait au total 1322 salariés à temps plein, contre 1336 un an auparavant. Au final, le résultat d'exploitation est ressorti à 145 millions de francs, en hausse de 1,8%.

Sur la période sous revue, les fonds de la clientèle ont progressé de 3,2% à 33,3 milliards de francs. Les prêts aux clients, pour l'essentiel des crédits hypothécaires ont atteint un montant identique, en hausse de 2,1%. L'établissement du géant orange ne manque pas de souligner une nouvelle fois à ce titre avoir poursuivi une politique d'octroi de crédit prudente.

Pour mémoire, la Banque Migros a affiché sur l'exercice 2014 un résultat brut record à 329 millions de francs. Le bénéfice net a bondi de 29,4% sur un an à 225 millions de francs, notamment en lien avec l'abandon de la constitution d'une réserve pour risques bancaires généraux, laquelle s'était chiffrée à 24 millions de francs en 2013.

La Banque Migros a modifié sa politique en matière de provisions, décidant de doter ses fonds propres à partir du bénéfice net au lieu d'accumuler des réserves latentes qui faisaient auparavant office de capitaux propres.

ATS