Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le président syrien Bachar al-Assad impute l'afflux de réfugiés syriens en Europe au soutien de l'Occident aux "terroristes" responsables selon lui de la guerre dans son pays. Sur le terrain, l'aviation australienne a lancé mercredi sa première frappe contre l'EI.

"C'est comme si l'Occident pleurait d'un oeil sur les réfugiés et du second les visait avec une arme", a déclaré le chef de l'Etat syrien lors d'un entretien à des médias russes diffusé mercredi.

"L'Occident (...) soutient les terroristes depuis le début de la crise et (fait porter la responsabilité de ce qui se passe) sur le régime ou sur le président syrien", a-t-il souligné dans sa première réaction au drame des migrants en Europe.

Le régime de Damas désigne comme "terroristes" tous ses opposants: les dissidents politiques qui ont choisi la lutte pacifique, les rebelles qui ont pris les armes et les djihadistes dont ceux du groupe Etat islamique (EI).

Frappes françaises en vue

De nombreux pays européens soutiennent l'opposition "modérée" à Bachar al-Assad mais luttent contre les djihadistes de l'EI. Plus de 240'000 personnes sont décédées en quatre ans et demi de guerre civile en Syrie.

Sur le front, l'Australie a mené lundi sa première frappe contre l'EI en Syrie, détruisant un transport de troupes blindé des djihadistes, a indiqué mercredi le ministre de la Défense Kevin Andrews. Elle s'est jointe l'année dernière à la coalition menée par les Etats-Unis pour combattre l'EI en Irak, mais elle a étendu la semaine dernière ses opérations aériennes à la Syrie.

La France effectuera "dans les prochaines semaines" ses premières frappes aériennes contre l'EI en Syrie, a annoncé de son côté le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Le président François Hollande a invoqué "le principe de la légitime défense" pour cette éventuelle mesure.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), proche des opposants au régime de Bachar al-Assad, "de violents combats continuent dans la région d'Alep, à la périphérie de Marea et des cinq villages limitrophes contrôlés depuis la semaine dernière par l'EI", mais sans noter de progression djihadiste ces derniers jours.

Netanyahu attendu par la Russie

Et l'opposition en exil a affirmé que l'EI a attaqué à deux reprises Marea avec des armes chimiques.

Sur le front diplomatique, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se rendra la semaine prochaine en Russie. Il doit discuter avec le président Vladimir Poutine "du déploiement de forces militaires russes en Syrie", selon son bureau.

Le Pentagone et des sources américaines ont fait état du déploiement de l'artillerie et de chars russes sur un aéroport du nord de la Syrie ainsi que de la présence de plusieurs dizaines de troupes d'infanterie de marine et de bâtiments préfabriqués susceptibles d'abriter plusieurs centaines de personnes.

La Russie a estimé mercredi que les avancées de la coalition qui bombarde les sites de l'EI en Irak et en Syrie étaient "très modestes".

ATS