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La contestation menée par des opposants chiites au Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn a pris une tournure plus violente. Des mécaniciens de l'écurie indienne Force India qui regagnaient leur hôtel mercredi soir de retour du circuit, ont été pris dans un affrontement.

Un cocktail Molotov a explosé devant leur voiture mais aucun des occupants n'a été blessé. Force India a précisé qu'un des membres de l'écurie, qui n'était pas impliqué dans l'incident, ainsi qu'un sous-traitant avaient décidé de quitter le pays pour cette raison.

Un calme apparent régnait cependant jeudi autour du circuit de Sakhir, au sud de Manama. Le pilote espagnol Pedro de la Rosa (HRT), président de l'Association des pilotes de Grand Prix, a déclaré ne pas être inquiet.

Violents heurts

"Nous ne connaissons pas assez bien la situation ici à Bahreïn pour avoir une opinion et nous faisons confiance aux gens qui se sont renseignés, c'est-à-dire la FIA", la Fédération internationale de l'Automobile, a-t-il affirmé. "Nous sommes des sportifs et notre objectif est d'être bons sur la piste, point final", a-t-il ajouté.

Avant l'aube, de nombreux villages chiites ont connu de violents heurts entre manifestants et policiers.

Les forces de l'ordre ont utilisé des bombes lacrymogènes et des bombes assourdissantes pour les disperser. Les manifestants ont répliqué par des jets de cocktails Molotov, ont ajouté les témoins. Selon l'un d'eux, la police a aussi utilisé des cartouches de chevrotine, faisant de nombreux blessés.

Course annulée en 2011

L'année dernière, la course avait été annulée en raison de la contestation, qui a secoué le petit royaume du Golfe de la mi-février à la mi-mars. La répression avait fait 35 morts, selon une commission indépendante.

Les mesures de sécurité ont été renforcées et le gouvernement a interdit jeudi au Wefaq, principal mouvement d'opposition, de manifester dans le centre de Manama. Les autorités ont en outre refusé des visas à des reporters pour couvrir la course.

ATS