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Le Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn a eu lieu dimanche malgré la multiplication des manifestations parfois violentes d'opposants chiites réclamant des réformes politiques de fond. Une personne a perdu la vie samedi. Le roi s'est de son côté dit reconnaissant pour le déroulement de l'événement.

Le roi, Hamad Ben Issa Al-Khalifa, a assisté à la course, remportée par l'Allemand Sebastian Vettel (Red Bull), devant un public peu nombreux mais une tribune principale pleine (10'500 spectateurs).

Quelques incidents ont été signalés après la fin de la course hors du circuit de Sakhir situé au sud de la capitale. Selon des témoins, des dizaines de personnes ont été empêchées par la police de marcher vers la place de la Perle, dans la capitale Manama, épicentre de la contestation de l'année dernière.

Des jeunes ont tenté de couper la route reliant le circuit de Sakhir à Manama avec des pneus en flammes. D'autres se sont heurtés à des policiers dans certains villages chiites, selon des témoins.

Les forces de sécurité étaient déjà déployées depuis la matinée, notamment sur la route menant au circuit. Elles ont dégagé la voie momentanément bloquée par les manifestants.

Le roi pour les réformes

Le roi s'est dit "reconnaissant" aux organisateurs du Grand Prix d'avoir "assuré que ce grand événement se tienne dans l'esprit communautaire de fête que la Formule 1 représente".

"Je tiens à souligner clairement mon engagement personnel aux réformes et à la réconciliation dans notre grand pays", a-t-il ajouté. "La porte reste ouverte pour un dialogue sincère" entre les Bahreïnis, a-t-il dit.

Les chiites, majoritaires, demandent une monarchie constitutionnelle véritable, avec un premier ministre choisi parmi la majorité au parlement.

ATS