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Le militant bahreïni Nabil Rajab a été remis en liberté sous caution lundi par un tribunal de Manama, a indiqué son avocat. Il était poursuivi pour participation à des manifestations non autorisées.

"Il vient d'être libéré", a déclaré Me Mohamed al-Jishi, précisant que la caution a été fixée à 300 dinars bahreïnis (800 dollars). M. Rajab, un chiite, reste interdit de voyage. Il est poursuivi au total dans trois affaires, une sur des insultes aux autorités et deux autres sur des participations à des manifestations interdites.

La défense a demandé que les trois affaires soient réunies en une seule, a indiqué Me Jishi, ajoutant que le tribunal a décidé d'examiner cette requête lors d'une audience qui a été fixée au 16 juin.

Multiples appels

M. Rajab, qui dirige le Bahrain Centre for Human Rights, avait été arrêté le 5 mai sous l'accusation d'insultes proférées contre les autorités sur son compte Twitter. La justice avait décidé de le libérer sous caution dans l'affaire des tweets mais l'avait maintenu en détention pour les deux autres chefs d'inculpation.

M. Rajab et son association défendent la contestation animée par les chiites, majoritaires dans la population, contre la dynastie sunnite au pouvoir à Bahreïn. Lors d'une récente réunion à Genève du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, plusieurs pays ont demandé de nouveau à Manama de libérer tous les prisonniers politiques, dont M. Rajab.

Pour sa part, Human Rights Watch (HRW) avait appelé récemment les autorités bahreïnies à abandonner les poursuites contre M. Rajab et à le libérer. "Les accusations contre Nabil Rajab ne sont qu'une tentative de faire taire l'un des plus éminents critiques du gouvernement bahreïni", avait affirmé Joe Stork, responsable de HRW pour le Moyen-Orient.

ATS