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Le nouveau président du groupe espagnol Bankia, Jose Ignacio Goirigolzarri, qui a sollicité vendredi une aide record de 19 milliards de l'Etat, a pris la défense samedi de l'équipe précédente. Il se refuse à toute "purge" et appelle à la "prudence".

"Je ne suis pas venu ici pour purger quelque responsabilité que ce soit", a affirmé M. Goirigolzarri, interrogé sur l'ouverture d'une éventuelle enquête interne. Il s'est exprimé lors d'une conférence de presse destinée à expliquer le plan d'assainissement de la banque en grandes difficultés.

Une perte plutôt qu'un bénéfice

"Nous devons être absolument prudents dans nos jugements", a-t-il répété à plusieurs reprises, en soulignant que son prédécesseur Rodrigo Rato avait dû faire face à une situation "très complexe". M. Rato, très connu pour avoir été ministre de l'Economie et directeur général du FMI, ainsi que son équipe ont été poussés à la démission.

Selon lui, la révision qui a fait apparaître une perte de Bankia en 2011 de 2,979 milliards d'euros, et non un bénéfice de 309 millions comme annoncé auparavant, vient essentiellement de la crise économique qui a plombé les comptes. Il s'est par ailleurs dit confiant d'obtenir l'aide de l'Etat, précisant que l'apport du fond public d'aide au secteur (Frob) interviendrait "mi-juin".

Tous les fonds nécessaires

L'Etat s'est engagé à apporter tous les fonds nécessaires à Bankia, qui représente 10% du système financier espagnol et est donc considérée comme une banque "systémique", ne pouvant pas faire faillite sous peine de contaminer tout le secteur.

Bankia a annoncé vendredi avoir besoin de 19 milliards supplémentaires. En ajoutant l'aide annoncée le 9 mai, sous forme de prêt transformé en participation, le sauvetage public atteint 23,5 milliards d'euros, un record historique pour le secteur financier espagnol.

Bankia, quatrième banque cotée du pays, est la plus exposée au secteur immobilier qui s'effondre depuis l'éclatement de la bulle en 2008.

ATS