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Le roi d'Espagne Felipe et la reine Letizia (3e et 2e depuis la gauche) ont assisté à la messe solennelle dan sla basilique de la Sagrada Familia à Barcelone.

KEYSTONE/AP/MANU FERNANDEZ

(sda-ats)

Barcelone s'est recueillie dimanche dans la basilique de la Sagrada Familia pour une messe à la mémoire des victimes des attentats sanglants en Catalogne. L'enquête se focalisait sur un imam qui aurait radicalisé les jeunes qui les ont commis.

Le roi d'Espagne Felipe VI et son épouse Letizia sont venus assister à la cérémonie dans l'emblématique basilique barcelonaise. Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy et le président indépendantiste de la Catalogne Carles Puigdemont étaient assis côte à côte.

La maire de Barcelone Ada Colau était également présente, tout comme le président portugais, Marcelo Rebelo Sousa, et son premier ministre Antonio Costa.

Douze suspects

Bien que le ministre espagnol de l'Intérieur Juan Ignacio Zoido ait annoncé que la cellule était "démantelée", la police recherche toujours un Marocain de 22 ans. Le jeune homme pourrait avoir conduit la camionnette qui a fauché des dizaines de passants jeudi à Barcelone, faisant treize morts et plus de cent blessés.

Le groupe Etat islamiste (EI) a revendiqué cet attentat et celui qui a suivi quelques heures plus tard quand une voiture a foncé dans la foule à Cambrils, à 120 km au sud de Barcelone, faisant un mort. Ses cinq occupants ont été abattus par la police.

La police catalane continue de travailler sur l'hypothèse que les attentats ont été commis par une cellule composée de douze individus, dont le Marocain de 22 ans, a indiqué dimanche un porte-parole sur les ondes d'une radio locale.

L'enquête en cours n'a pas permis d'établir si plus d'une personne avait péri dans l'explosion qui s'est produite mercredi dans une maison d'Alcanar, une localité située au sud de Barcelone. "Cela pourrait être une, deux ou trois", a-t-il dit.

Les enquêteurs estiment que c'est dans cette résidence que les terroristes présumés préparaient des attaques de grande ampleur, plusieurs dizaines de bonbonnes de gaz ayant été retrouvées sur place. C'est une explosion apparemment accidentelle qui a contraint le groupe à modifier ses projets et à se lancer dans des opérations plus rudimentaires.

Radicalisation

L'enquête se focalise par ailleurs sur l'imam de la petite ville de Ripoll, au pied des Pyrénées dans le nord de la Catalogne. Cet homme apparaît désormais comme celui qui aurait radicalisé la douzaine de jeunes tenus pour les auteurs des deux attentats.

La police a perquisitionné son domicile à Ripoll samedi matin, a indiqué à l'AFP son colocataire. D'après les médias espagnols qui citent des sources policières, ils voulaient prélever ses traces d'ADN et les comparer à celles des restes retrouvés dans une maison explosée à Alcanar.

Toujours d'après les médias, l'homme avait déjà fait de la prison pour des délits mineurs. Il y aurait rencontré des prisonniers liés aux attentats de mars 2004 qui avaient causé la mort de 191 personnes dans des trains de banlieue à Madrid. Ces attaques avaient été revendiquées par un groupe de la mouvance d'Al-Qaïda.

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ATS