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L'Australie s'est félicitée jeudi de la décision de l'Unesco de ne pas inscrire sa Grande barrière de corail sur la liste du patrimoine en péril. Mais les écologistes estiment que Canberra doit en faire plus pour protéger l'écosystème.

Le site d'une très grande richesse marine, inscrit depuis 1981 au patrimoine de l'humanité, fait face à des menaces croissantes, telles que les ruissellements agricoles, le réchauffement climatique, le développement économique ou la prolifération des acanthasters, étoiles de mer qui détruisent les coraux.

"C'est une décision énorme", a commenté sur ABC Greg Hunt, le ministre australien de l'Environnement, à Bonn où le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco a pris sa décision mercredi. "Nous avons désormais un soutien unanime et écrasant pour notre récif, et pour ce que fait l'Australie", a-t-il ajouté.

Plan de protection sur 35 ans

En mars, Canberra a présenté un plan de protection sur 35 ans de la Grande barrière, attraction touristique très prisée au large des côtes de l'Etat du Queensland. Il interdit, de manière totale et définitive, tout déversement de déchets de dragage et fixe des objectifs en matière d'amélioration de la qualité de l'eau et de protection de la vie marine.

L'Unesco a demandé à l'Australie de lui remettre "d'ici au 1er décembre 2016" un rapport d'étape faisant le point sur les progrès réalisés afin de confirmer que la mise en oeuvre du plan (de protection) a été efficace.

Australie sous surveillance

Le WWF (Fonds mondial pour la nature) s'est également réjoui de la décision de l'Unesco, qui place selon lui l'Australie sous surveillance.

"Le Comité du patrimoine mondial doit continuer à jouer ce rôle déterminant qui permet de demander des comptes au gouvernement fédéral et à celui du Queensland et de vérifier que les promesses se traduisent bel et bien dans les faits", a déclaré Dermot O'Gorman, directeur du WWF en Australie.

De son côté, Greenpeace a averti que la Grande barrière, au large de la côte nord-est riche en ressources naturelles, ne serait effectivement protégée que si le pays renonçait à ses projets de développement de l'industrie du charbon et des ports.

L'an dernier, l'Australie a donné son feu vert au groupe indien Adani pour un projet minier de 16,5 milliards de dollars australiens 11,9 milliards de francs), à proximité de la Grande barrière. Une extension du port charbonnier a aussi été autorisée.

ATS