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Les touristes ont assisté jeudi à une scène insolite devant le Colisée à Rome: des centurions romains, avec tunique, cuirasse, glaive et casque à crête, affrontant des policiers municipaux. L'échauffourée a fait un blessé léger dans les troupes romaines.

La police est intervenue devant l'antique amphithéâtre flavien pour faire appliquer un décret municipal interdisant aux modernes "centurions", jugés plutôt envahissants, de se faire photographier avec les touristes en échange de quelques billets.

Dans l'Italie de la crise et de l'austérité, le ministère de la Culture juge intolérable l'attitude de ces légionnaires, accusés de travailler au noir, de harceler et arnaquer les touristes en pratiquant des prix scandaleusement élevés.

"A moi la légion !"

Le combat a commencé quand des policiers municipaux en uniforme sont intervenus pour interpeller deux centurions postés sous une arcade du premier étage du Colisée. "A moi la légion !", ont dû crier les deux hommes, auxquels une vingtaine de frères d'armes sont aussitôt venus prêter main forte. La plupart des touristes présents ont pris le parti des folkloriques légionnaires.

Le maire de la Ville éternelle, Gianni Alemanno, membre du Peuple de la Liberté, le parti de Silvio Berlusconi, ne veut rien entendre: "Dura lex, sed lex" ("la loi est dure mais c'est la loi"), a-t-il argumenté, impérial, alors que l'Italie de Mario Monti s'est engagée à lutter contre le travail au noir et les passe-droits.

Revendications

Les "centurions", figurants souvent chômeurs qui se font rémunérer illégalement pour poser avec les touristes devant les monuments de Rome, ont manifesté pour obtenir de la mairie un statut et travailler légalement.

Ils se plaignent de ne plus pouvoir poser avec les touristes devant le Colisée, en vertu d'un arrêté municipal émis le 4 avril pour faire respecter une loi régionale de 2002. Celle-ci interdit le commerce ambulant à proximité de monuments historiques.

ATS