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Des centaines de familles ont traversé l'Euphrate à la nage pour se réfugier des combats

KEYSTONE/AP/UNCREDITED

(sda-ats)

Les forces irakiennes s'efforçaient samedi de déloger les combattants du groupe Etat islamique (EI) de leurs bastions de Fallouja et Ninive. Un succès marquerait l'un des plus importants revers infligés aux djihadistes en Irak depuis plus de deux ans.

Revigorées par leur percée à Fallouja, à 50 km à l'ouest de Bagdad, les forces armées ont repris leurs opérations autour de Mossoul, le dernier grand bastion de l'EI en Irak que le Premier ministre Haider al-Abadi a promis de "libérer très prochainement".

Même si Fallouja n'a pas été encore entièrement reconquise, elle constitue la dernière en date des batailles perdues par l'EI qui a vu se rétrécir ces derniers mois son "califat" proclamé il y a deux ans sur les territoires occupés en Irak et en Syrie.

Au lendemain de la prise du centre de Fallouja et du principal QG gouvernemental sur lequel elles ont hissé le drapeau national, les forces d'élite "continuent d'avancer pour libérer les quartiers nord" de la ville, où se sont redéployés les djihadistes, selon le commandant Abdelwahab Saadi.

Traversée de l'Euphrate à la nage

Selon des responsables de la sécurité, de nombreux membres de l'EI ont réussi à fuir en se fondant parmi les civils sortis de la ville ces derniers jours. Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) estime que la débandade de l'EI à Fallouja a entraîné un exode massif avec la sortie de quelque 20'000 civils de la ville en seulement quelques heures vendredi. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des centaines de personnes traversant à la nage l'Euphrate pour se réfugier dans un lieu sûr.

Parmi les civils les plus vulnérables restés à Fallouja, on compte nombre de femmes enceintes, de vieillards et de personnes handicapées.

Le califat en jeu

Par ailleurs, les forces irakiennes ont lancé une nouvelle bataille pour libérer la province de Ninive dont Mossoul est le chef-lieu. "Nous avons commencé la deuxième phase de l'opération pour la libération de Ninive" avec l'objectif de reprendre la localité de Qayyarah et "d'en faire un tremplin pour reconquérir Mossoul", environ 60 km plus au nord, a déclaré à l'AFP le ministre de la Défense Khaled al-Obeidi.

Les batailles pour reprendre Mossoul et la ville de Raqqa, capitales de facto de l'EI, pourraient changer la donne. "Leur perte (pour l'EI) signifierait la perte des illusions sur le califat", estime Patrick Skinner, un analyste du groupe Soufan.

Au moins 20 morts

Par ailleurs, treize djihadistes de l'Etat islamique ont été tués samedi dans le nord de la Syrie par des tirs de l'artillerie turque et des raids aériens de la coalition formée par les Etats-Unis, a-t-on appris de sources militaires.

L'armée turque a visé 32 positions du mouvement qui s'apprêtait à procéder à des bombardements transfrontaliers, a-t-on précisé à Reuters.

Enfin, des bombardements de rebelles syriens ont fait sept morts et une quarantaine de blessés samedi matin à Cheikh Maksoud, un quartier d'Alep tenu par les miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

ATS