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Selon un sondage Harris interactive pour RMC et Atlantico, une majorité de 57% de Français ne souhaite pas que François Bayrou reste au gouvernement. Son maintien serait "plutôt un handicap pour Emmanuel Macron" pour 65% des sondés (archives).

KEYSTONE/AP/BOB EDME

(sda-ats)

Les soupçons d'emplois fictifs qui pèsent sur le MoDem de François Bayrou mettent "la pression" sur le garde des Sceaux. Et ils rejaillissent sur le président français Emmanuel Macron qui va devoir trancher "sous la contrainte", souligne la presse mercredi.

Les accusations pesant sur des collaborateurs payés par le Parlement européen mais soupçonnés de travailler pour le parti centriste sont à l'origine du départ de la ministre des Armées Sylvie Goulard. Cette dernière était adhérente du MoDem et a dit quitter le gouvernement afin de se défendre.

Le Parisien évoque "un redoutable piège qui se referme sur François Bayrou". "En acceptant la démission de Sylvie Goulard, Emmanuel Macron a mis implicitement le garde des Sceaux au pied du mur", explique le quotidien qui titre : "François Bayrou sous pression".

Le Figaro complète: "la démission surprise de Sylvie Goulard oblige (Emmanuel Macron) à agir sous la contrainte. Et à se poser la question globale de la présence du MoDem au gouvernement". D'autant que le garde des Sceaux "doit aussi, dans cette atmosphère un peu trouble, défendre un projet de loi sur la moralisation de la vie publique", explique Libération.

Le remaniement annoncé pour mercredi, qui devait être initialement purement "technique" après les élections législatives, revêt dès lors une dimension très politique que soulignent les éditorialistes.

Certes, "depuis qu'Emmanuel Macron a obtenu la majorité absolue pour ses marcheurs, François Bayrou n'est plus l'homme clé, il est sur un siège éjectable", souligne La Montagne. Mais "peut-on se séparer de Bayrou sans en faire un adversaire politique, maintenant qu'il s'apprête à disposer d'un coquet groupe à l'Assemblée ? C'est tout l'enjeu", se demande Les Echos.

Moralisation

"C'est dire si la pression autour du MoDem et de François Bayrou brouille jusqu'à 'faire désordre' la loi fondatrice de moralisation de la vie publique", commente L'Opinion. Pour La Croix, François Bayrou est "fragilisé, alors qu'il est le promoteur d'une loi visant à mettre fin aux mauvaises pratiques qui affectent la vie publique".

"Après avoir fait campagne sur le renouvellement et la moralisation des anciennes pratiques, les membres du gouvernement d'Édouard Philippe se doivent d'être, comme la femme de César, insoupçonnables et cela vaut pour Bayrou et Sarnez comme pour les autres", insiste le quotidien palois La République des Pyrénées.

"Le nouveau président doit au plus vite éloigner le poison des affaires, s'il ne veut pas ternir un début de mandat dont l'expérience a montré combien il est déterminant pour la suite du quinquennat", fait valoir Bruno Dive dans Sud-Ouest.

"Le président 'jupitérien' osera-t-il faire tomber la foudre sur un allié devenu très gênant ?", s'interroge dans La Voix du Nord.

Sondage

Selon un sondage Harris interactive pour RMC et Atlantico, une majorité de 57% de Français ne souhaite pas que M. Bayrou reste au gouvernement. Son maintien serait "plutôt un handicap pour Emmanuel Macron" pour 65% des sondés. En cas de maintien au sein de l'équipe gouvernementale dirigée par Edouard Philippe, 64% souhaitent que François Bayrou change de ministère, contre 36% qu'il reste à la Justice.

Le sondage a été réalisé en ligne le 20 juin auprès d'un échantillon de 1013 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus (méthode des quotas).

ATS