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Après une année à la présidence de l'OSCE, la Suisse reste très engagée dans cette organisation, avec comme préoccupation centrale l'apaisement du conflit ukrainien. Une tâche qui exigera "une grande patience" pour "des petits progrès", estime Raphael Nägeli, chef la Task Force dédiée à l'OSCE à Berne.

Missions d'observateurs renforcées, continuation du soutien aux efforts de médiation du Groupe de contact sur l'Ukraine, envoi d'experts pour soutenir la présidence serbe de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE): la Suisse ne retourne pas simplement aux affaires courantes après avoir passé le flambeau à Belgrade fin décembre.

Pour assumer cet engagement accru, Berne a gardé une équipe de 13 personnes (six dès juillet) dédiées à l'OSCE, contre 22 en 2014, alors qu'en temps normal elle ne compte que deux ou trois personnes. Raphael Nägeli vient de prendre les rênes de cette Task Force, sise au sein du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Il succède à l'ambassadrice Heidi Grau, dont il était le suppléant en 2014.

"L'Ukraine continuera d'être le grand enjeu", souligne d'emblée le diplomate dans un entretien avec l'ats. Le Groupe de contact trilatéral (Russie, Ukraine, OSCE) poursuit ses discussions, avec l'ambassadrice suisse Heidi Tagliavini comme représentante de la présidence de l’OSCE.

Seul lieu de discussion permanent

Le groupe de contact communique régulièrement avec les séparatistes de l'Est ukrainien, par conférence vidéo ou en personne à Minsk, en Biélorussie, explique M. Nägeli. "C'est le seul processus permanent de discussion dans ce conflit", souligne-t-il, d'où son importance. Et le groupe jouit "d'une certaine atmosphère de confiance".

Mais les décisions se prennent souvent ailleurs, nuance-t-il. Du côté ukrainien par exemple, le président Petro Porochenko doit transiger avec sa coalition, et probablement avec des oligarques influents, "ce qui donne parfois des décisions qui nous semblent difficiles à comprendre".

"Le groupe doit essayer de faire des petits progrès pour un résultat minimal", souligne M. Nägeli. "Mais il n'y a pas d'alternative. Il faut une grande patience!" Des petits pas, il en faudra beaucoup pour parvenir ne serait-ce qu'à l'application du Protocole de Minsk du 5 septembre. Le texte prévoyait, entre autres, un cessez-le-feu, peu respecté depuis.

Objectifs modestes

Raphael Nägeli détaille: "Nos objectifs minimaux: diminuer les violences sur la ligne de contact" entre forces ukrainiennes et séparatistes dans l'est de l'Ukraine et "obtenir un accès humanitaire illimité", surtout en cette période hivernale. Un des points du protocole "fonctionne bien: la libération de prisonniers".

"Si nous voulons être plus ambitieux, nous tenterons d'obtenir la redéfinition de la ligne de contact (elle s'est déplacée depuis) et le retrait des armes lourdes à au moins 15 km de cette ligne", selon M. Nägeli. "Nous restons prêts à financer des opérations de désarmement et de déminage pour soutenir une paix durable, mais les conditions ne s’y prêtent pas encore".

Le diplomate avoue être devenu modeste dans ses souhaits ou objectifs concernant l'Ukraine, après les revirements de situation tout au long de 2014. Impossible de fixer des délais dans le temps. "Le conflit en Ukraine reste très volatil."

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ATS